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[DoctorWho] Sur la route ...

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[DoctorWho] Sur la route ...

Messagepar DoctorWhat » Dim 15 Jan 2012 17:45

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Disclaimer : Doctor Who appartient à R.T. Davies et à la BBC. Je fais ça juste pour le fun, sans en attendre une quelconque rémunération.
Chapitre 1 - Un voyage en train peut vous réserver des surprises...

Seule assise sur un banc du hall de la gare de Nantes, j’attendais le train pour Paris qui devait arriver dans 30 minutes. J’étais debout depuis plus de 3 heures, et il n’était que 8h du matin… La journée serait longue.

Mes yeux étaient fixés sur le billet que je tenais à la main, mais ils semblaient ne pas le voir. C’était comme si le billet était invisible, mes yeux fixaient un point imaginaire sur le sol. Pourquoi fallait-il absolument que j’aille à cette formation sur les archives… et en plus, elle durait toute la journée jusqu’à 18h30 … Je n’étais pas couchée… je rentrais le soir même sur Challans…

Je levais les yeux vers l’horloge, 8h10. Que le temps passe lentement lorsque l’on s’ennuie ! Je plongeais ma main dans mon sac et en ressortis un livre, pour essayer de faire passer le temps, mais je n’avais pas la tête à lire, encore moins un livre en anglais ; j’avais emporté The Stone Rose, un livre sur Doctor Who. Je me demandais pourquoi j’avais pris celui-là, alors que je devais finir le Dan Brown que j’avais acheté deux jours auparavant… je fermai les yeux, laissant mon esprit vagabonder, là où il le souhaiterait, et comme chaque fois que je le faisais, il m’emmenait toujours au même endroit, au même moment, il y a un peu plus de quatre mois… Noël… les Christallites et Lui, le Docteur …

J’étais spectatrice de ce moment, comme si je le voyais sur un écran de cinéma… C’était la dernière fois que je l’avais vu… l’image devint plus nette, nous étions dans le Tardis, à Chartres, sur le parvis de la Cathédrale… Il venait de me proposer de voyager avec lui, pour « mériter » mon rang de Lady of the Tardis, celui qu’il avait trouvé en consultant le Forum Beans on Toast... J’étais aux anges, j’allais voyager avec le Docteur, le dernier des Timelords… Il avait déjà appuyé sur les commandes de dématérialisation avant même que je ne finisse ma phrase dans laquelle je lui disais que j’acceptais, bien évidemment. Il avait le sourire aux lèvres, moi aussi et nos yeux pétillaient d’excitation et d’impatience…

Soudain, je vis l’intérieur du Tardis pâlir et devenir transparent, la cathédrale se devinait au travers du décor corail. Le Docteur devenait, tel un fantôme, pâle et translucide… son sourire s’était transformé en un rictus mêlant peur et incompréhension. Ses yeux me fixaient, lui et le Tardis étaient en train de disparaître, mais sans moi… Le Docteur me disait quelque chose, mais je ne comprenais pas, sa voix n’était plus qu’un murmure… avant qu’il ne disparaisse totalement, je réussis à lire sur ses lèvres, une phrase qui me glaça le sang, une phrase que je détestais entendre lors des diffusions des épisodes à la télévision, celle que, j’aurais mis ma main à couper, il n’avait et ne dirait jamais dans la « vraie » vie : Je suis désolé, tellement désolé…

J’étais là, plantée comme un pauvre sapin solitaire, à quelques mètres à peine de mon ancien collège… La neige avait commencé à tomber, recouvrant la pelouse, transformant le vert de l’herbe en un tapis de coton blanc. J’étais immobile, les yeux et les joues humides des larmes qui coulaient toutes seules. Il était parti, il m’avait laissée là. Mon unique chance de devenir sa compagne de voyage venait de s’envoler… Que s’était-il passé ?

Je frissonnai, et m’aperçu que j’étais en simple gilet dehors par -3°. Mon manteau était resté à bord du Tardis, sur la rampe d’accès… Super, en plus d’être abandonnée, j’allais attraper la crève !!! Sortant enfin de ma transe, je m’étais alors dirigée vers la maison de mon père, consciente que je ne reverrais peut-être jamais plus le Docteur de ma vie…

Voix : Le train à destination de Paris va entrer en gare voie 2.

La voix de Mme Seuneuceufeu me fit sursauter, mon cœur battait au moins à 100 pulsations par minute, proche de la tachycardie… Maudissant intérieurement l’hôtesse, je me levai pour aller vers le quai n°2, qui était bien évidement à l’opposé du lieu que j’avais choisi pour m’asseoir… comme toujours… Le TGV finissait de ralentir lorsque je pénétrai sur le quai. Je me dirigeai vers le composteur automatique et la machine émis son bruit particulier. Il fallait maintenant que je trouve le wagon n°10, et la place n°42. Je souris intérieurement en regardant ces deux nombres… Atteignant enfin le wagon, je montais les trois marches et tournais à gauche. La place 42 était une des quatre places centrales. J’aimais bien ces places, car si la chance était avec moi, personne ne serait en face et je pourrais étaler mes jambes… Une fois installée, je posais le livre sur la « table », rangeais mon billet, là où je pourrais le retrouver lors du contrôle et laissais mon regard vagabonder au travers de la vitre.

5 minutes s’étaient écoulées lorsque je sentis la secousse indiquant que le train allait quitter la gare. Dans 2h30, je serais à Paris. Je n’avais qu’une envie, sécher la formation pour aller me promener dans un parc, m’asseoir et profiter du beau temps qui avait été annoncé à la radio.
Le bercement du train eut raison de mes derniers essais pour garder les yeux ouverts, et je sombrais dans un profond sommeil.

Voix : Billet s’il vous plaît !

La voix du contrôleur me réveilla en sursaut. Elle venait de derrière moi, elle avait un je ne sais quoi de familier, c’était peut-être ce petit reste d’accent à peine perceptible, mais un accent venant d’où ? Mon regard fut attiré par le temps à l’extérieur. La pluie frappait violemment la vitre, un orage avait dû éclater alors que je dormais… Comme d’habitude, Mr Météo s’était planté… Revenant à ce qui était le plus urgent, je pris mon sac pour chercher mon billet que j’avais rangé à l’intérieur avant le départ du train. Je farfouillai partout, la panique commençait à me gagner… Où était ce satané billet ????

Le contrôleur : Bonjour Mademoiselle, Billet s’il vous plait !

Ça y est, il était juste à coté de moi, et je ne le trouvais pas …

Maud : Oui, bonjour, excusez-moi, je le cherche, j’étais persuadée de l’avoir rangé dans mon sac, et je n’arrive pas à remettre la main dessus…
Le contrôleur : Ne vous pressez pas, nous, les hommes, nous savons bien que les sacs des femmes sont bien plus grands à l’intérieur qu’à l’extérieur !

Les mots prononcés par le contrôleur eurent pour effet de me faire stopper ma recherche… Il devait avoir vu mon livre, et connaissait la série … il savait que cette phrase me ferait réagir… Je sentis son corps se rapprocher de moi et vit une main passer à ma hauteur et se diriger vers le livre. Ses doigts agrippèrent une enveloppe coincée entre deux pages. Les Billets !!! Ils m’avaient servit de marque page… Quel boulet je peux être parfois …

Je n’osais pas le regarder, j’avais un peu honte… Il valida le billet et me le rendit.

Le contrôleur : Merci et passez un bon voyage Mademoiselle, ou devrais-je dire Lady of the Tardis ???

DW à suivre !
Dernière édition par DoctorWhat le Jeu 23 Fév 2012 22:40, édité 1 fois.
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Re: [DoctorWho] Sur la route ...

Messagepar Doctor-Who » Sam 11 Fév 2012 20:42

Pirée, j'étais sure de l'avoir déjà lue quelque part XD

Duam, tu es démasquée :lol:

En fait j'ai pas besoin demander la suite vu que je la connait déjà mais bon : la suite (pour les autres hein :mrgreen: )
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Re: [DoctorWho] Sur la route ...

Messagepar DoctorWhat » Jeu 23 Fév 2012 22:34

Chapitre 2 - Retrouvailles

Le contrôleur venait de m’appeler Lady of the Tradis … Avais-je bien entendu ? Ou étais-je encore en train de rêver ? Je ne m’étais sûrement pas réveillée… Je dormais encore, la tête collée à la fenêtre, avachie sur le siège, mes jambes posées sur le fauteuil d’en face… Et je rêvais, je faisais d’ailleurs souvent ce rêve, jamais dans les mêmes endroits d’ailleurs, cela dépendait de ce que j’avais à faire le lendemain… Cela se passait dans la rue, chez moi, au travail, sur la plage de St-Jean… Et aujourd’hui, c’était dans un train… Oui, c’est ça je rêvais…

Je relevais la tête pour voir si le contrôleur était toujours dans le wagon. Il était arrivé à la dernière personne du couloir et allait franchir les portes pour se rendre dans le suivant. Le slouch particulier du son d’ouverture des portes des trains se fit entendre et il pénétra dans le sas.

Je restais pétrifiée sur le siège. Juste avant qu’il ne disparaisse, j’avais entraperçu ses chaussures… Des chaussures d’un ton beige et j’aurais parié que c’était des converses… Mais cela ne se pouvait…

Machinalement, je me pinçais pour me forcer à me réveiller… Mais au lieu d’ouvrir les yeux, je ne ressentis qu’une vive douleur dans l’avant-bras gauche. Non, c’était limpide maintenant, je ne rêvais pas …

Je m’extirpai du double siège et remontai le couloir jusqu’aux portes. Rien d’étonnant ni de bizarre n’était visible dans l’entrée. Je jetais un coup d’œil à gauche et à droite. Rien. Tout était calme et là où cela devait être… J’avançais machinalement et ouvris la seconde porte amenant au wagon suivant. En entrant, j’eus juste le temps d’apercevoir celui que je suivais passer les portes suivantes. Une bouffée d’adrénaline monta en moi, je courrais presque entre les sièges pour le rattraper, bousculant au passage des bras ou des pieds qui dépassaient. Une nouvelle porte, un nouveau sas, un nouveau wagon et toujours le même écart qui nous séparait. J’arriverai de toute façon à le coincer au dernier wagon… Il ne peut s’échapper d’un train en marche… C’était le 5e que je traversais, il n’en restait plus qu’un et après c’était la locomotive… J’allais enfin savoir si j’hallucinais (et dans ce cas là, direct chez le psy en rentrant) ou si c’était vraiment LUI, le Docteur…

La dernière porte. J’avançais lentement ma main vers le mécanisme d’ouverture, ce petit bouton vert qui me séparait de la réponse. Mon index vint se placer dessus mais n’appuya pas… J’hésitais… Si ce n’était pas lui… Comment allais-je réagir ? J’étais à peine remise de son brutal départ. Et je ne pourrais pas revivre ces quatre mois d’attente, d’espérance… Je retirais mon doigt du bouton et fis demi-tour. J’avais à peine parcouru la moitié du couloir que je retournais devant la porte. Ma main s’avança plus sûrement vers le bouton et pressa le mécanisme. Le slouch se fit entendre et là devant moi, ce n’était pas la seconde moitié de la double porte que se dressait, mais deux portes de bois bleu avec sur l’une une pancarte qui disait « Police Telephone Free for use of public … pull to open ». C’était lui… Enfin, elle… Enfin le Tardis… Il était là devant moi, les portes fermées, mais bien réel…

Réel ? Ou alors avais-je vraiment des hallucinations ? Ma main se posa sur le bois de la porte, rugueux, usé par le temps et les voyages dans l’espace… mais bien là. Je posais la main sur la poignée et j’allais pousser pour l’ouvrir lorsqu’elle me fut arrachée des mains.

Voix 1 : C’est pas trop tôt ! Elle est toujours aussi lente Docteur ?

L’intérieur du Tardis rayonnait devant moi, il n’avait pas changé d’un pouce, toujours ce même bazar organisé, toujours ce manteau posé négligemment sur la rampe et toujours cette lumière à la fois douce et aveuglante…

Et devant moi, adossé à la console, les bras croisés, les yeux rieurs et le sourire en coin… Le Docteur…

Voix 2 : Une tasse de café ou de thé mademoiselle ?
Voix 1 : Vous devriez essayer, il fait le meilleur café au monde !

J’avançais machinalement sur la rampe menant au cœur du vaisseau, à la salle de commande, tout droit vers l’homme qui continuait à me sourire, sans me soucier des autres personnes présentes.

Maud : Vous ?
Ten : Moi …
Maud : …

Je ne savais pas quoi lui dire… En fait si, mais ça ne sortait pas de ma gorge. Mes sentiments étaient un mélange de surprise, d’excitation, de joie et de colère. Et je ne savais absolument pas lequel allait sortir le premier si j’ouvrais la bouche…

Ten : Maud ? Vous allez bien ?
Maud : …

Il s’approcha alors de moi et me prit dans ses bras. Ils étaient d’une puissance insoupçonnée si on se fiait à son aspect « maigrichon ». J’étais bien, apaisée, heureuse…

Voix 1 : Hum Hum… Docteur, tu nous présentes ?
Ten : oui, pardon…

Il desserra son étreinte, à mon grand regret, et je me retournais pour faire face aux deux autres passagers.

Ten : Maud, voici…

Remise de mes émotions et pleinement consciente de qui se trouvait là, je le coupais dans son élan pour répondre à sa place.

Maud : Capitaine Jack Harkness et Ianto Jones…
Jack : Ravi de vous connaître Mademoiselle…
Ten : Arrête ça tout de suite Jack !
Jack : Tu vas me la faire à chaque fois celle-là ???
Ten : Autant de fois que ce sera nécessaire…
Ianto : Ravi également de vous connaître Mademoiselle, un café peut-être ?
Maud : Avec plaisir Ianto, il paraît qu’il est vraiment délicieux…
Ianto : C’est ce que certains disent…
Jack : Et à lui tu lui dis rien ?
Ten : Lui, j’ai pas besoin…

Je m’emparais d’une tasse de café encore fumante et me tournai vers les deux hommes se chamaillant. De vrais gamins ces deux-là… Je m’apprêtais à m’adresser au Docteur pour lui dire combien j’étais heureuse de le revoir, mais les mots qui sortirent de ma bouche ne furent pas ceux-là.

Maud : Vous m’avez abandonnée !

Un silence glacial emplit la pièce, Jack me regardait, médusé, Ianto regardait le Docteur attendant la réponse et le Docteur était figé sur place, son visage était sombre et ses yeux embrumés.

Ten : Oui, je sais, je suis déso…
Maud : Oh non… Ne dites pas ça, surtout ne le dites pas…
Ten : J’ai dû aller aider un jeune garçon et sa mère, le Tardis a pensé que c’était trop dangereux et vous a laissée sur place, il l’a fait pour vous protéger…
Maud : Et le téléphone, vous ne connaissez pas ??? Ça fait quatre mois !! J’étais arrivée à un point où je pensais que j’avais inventé cette histoire de toutes pièces, vu que vos « amis » se sont chargés d’effacer la moindre trace de ce qui s’était passé …
Jack : Ouhou ! Mais c’est que la demoiselle a du caractère, je commence à l’apprécier de plus en plus !!!
Ten : Jack… Non !

Et Jack parti dans un éclat de rire qui fit fondre la tension qui régnait dans la salle. Son rire était tellement communicatif, que nous ne pûmes nous retenir et nous nous joignîmes à lui. Même Ianto esquissa un petit sourire. Le fou rire passé, je regardais le Docteur et lui dit :

Maud : Je ne vous en veux pas en fait, j’aurais tellement aimé venir avec vous…
Ten : Et bien, dans ce cas, allons-y !!!
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Re: [DoctorWho] Sur la route ...

Messagepar DoctorWhat » Ven 8 Juin 2012 20:59

Chapitre 3 - Oh, Oh… Problèmes…

Le Docteur se pencha pour activer le Tardis, mais je le coupai dans son élan.

Maud : Ohlà… minute papillon…

Il se figea dans la position qu’il avait prise et qui ne devait pas être agréable… avachi sur la console, une jambe en l’air pour faire contrepoids afin de ne pas tomber et le bras tendu vers le levier d’activation du piston central. Malgré cette position des plus inconfortable, il ne bougeait pas, il avait simplement tourné la tête vers moi et me regardait interloqué.

Maud : Vous croyez qu’il vous suffit d’arriver sur votre cheval blanc avec votre beau sourire pour que l’on vous suive aveuglément ?
Jack : Touché ! (*en français dans le texte)
Ianto : Jack, je ne crois pas que ce soit le moment …
Ten : Vous ne voulez pas venir ?
Maud : Je … J’ai jamais dit ça… Mais avant de partir bille en tête, j’aimerai bien savoir ce qui se passe et pourquoi les 2/3 de Torchwood sont à bord ?

A peine avais-je dit cette phrase que je le regrettais déjà. Comment avais-je pu oublier la peine qu’ils avaient eue il y a quelques mois. Toshiko et Owen étaient morts. Je me retournais vers Jack et Ianto dont les visages s’étaient assombris par la tristesse. Ianto avait les yeux pleins de larmes, à deux doigts de les laisser couler, ceux de Jack étaient pareil, mais il savait se retenir. Je regardais les deux hommes tour à tour, j’étais triste avec eux, mais également vraiment mal à l’aise…

Maud : Jack, Ianto, je suis désolée… Je ne voulais pas… Je…
Jack : Ne t’inquiètes pas, il nous faudra encore un peu de temps pour nous y habituer, là c’est encore frais dans nos mémoires. O..Owen et Tosh nous manquent mais nous continuons pour eux…
Maud : Ils seraient fiers de vous, j’en suis sûre.

Pour interrompre le silence pesant qui s’était installé, Le Docteur prit les choses en main.

Ten : Jack a intercepté une communication venant d’une planète pacifiste faisant cas d’un dérèglement climatique inhabituel. Il m’a contacté et comme à Cardiff, c’est assez calme en ce moment, ils sont venus avec moi, Gwen ayant préféré rester avec Rhys. Et comme cela ne me semble pas dangereux, car j’y suis passé il y a quelques temps, en simple visiteur, je me suis dit que c’était la meilleure occasion de payer ma dette et de tenir la promesse que je vous avais faite.
Maud : O..kay… et c’est quelle planète ?
Ten : Barcelona !
Maud : Vous plaisantez ?
Ten : Non, pourquoi ?
Maud : Barcelona ? LA planète Barcelona ? Celle des chiens sans truffe ?
Jack : Vous m’aviez prévenu qu’elle vous, heu… nous connaissait bien, mais là, je suis soufflé… Y’en a beaucoup qui savent que vous existez réellement…
Ten : à ma connaissance, ils doivent être… attends… Maud, Isabelle, Willy, Laurence et Marc… 5 !
Jack : Vous savez que ce sont des couvertures, ces séries, quand même, si tout le monde est au courant, autant arrêter et tout révéler !
Maud : Doucement Cowboy ! Déjà, on n’est pas tout le monde, et je peux vous dire que ni moi, ni Isabelle, ni les autres ne vous « dénonceront », ni vous, Jack, ni le Docteur…
Ten : J’ai une entière confiance en eux Jack… Ils m’ont aidé, plus qu’ils en avaient le devoir, sans jamais rien demander en retour.

Sentant que cela n’allait amener nulle part, je décidais de reprendre les choses en main.

Maud : Bref… Alors, on le fait ce petit voyage ?

Et afin de détendre l’atmosphère et d’embêter un peu les deux membres de Torchwood (car quand j’aime bien les gens, je les taquine, j’y peux rien, c’est automatique)

Maud : Au fait Ianto ?
Ianto : Oui ?
Maud : Cette histoire de Chronomètre, elle est vraie ?
Ianto : Chrono… non… heu… non…
Jack : Tu ne sais vraiment pas mentir Ianto …

Ianto se mit à rougir sous le commentaire de Jack qui affirmait ce que lui voulait infirmer. Jack était fier de sa farce et un sourire éclatant lui barrait le visage.

Ten : Bon, si on y allait ?
Maud : En avant toute Doct…

À peine avais-je fini ma phrase que le Tardis fut secoué de toute part. Nous nous accrochâmes à ce que nous pûmes mais les secousses étaient trop fortes. Je lâchai ma prise et allai percuter la console centrale, la tête la première dans un Bang magistral qui résonna dans l’ensemble de la pièce.

Le Docteur essayait désespérément d’atteindre les commandes, mais son corps était balancé de droite à gauche, et il n’arrivait pas à se stabiliser. Jack et Ianto s’accrochaient désespérément aux arcs du Tardis et tentaient d’éviter les nombreux objets volant à travers la salle. Au bout de ce qui me sembla avoir duré cinq bonnes minutes, le Tardis effectua un dernier soubresaut et s’immobilisa.

Nous étions affalés sur le sol du Tardis, chacun dans un coin. Ianto vint à ma rencontre pour m’aider à me relever. J’étais encore dans les vapes après le coup reçu à la tête lorsque j’étais tombée contre la console. Un bruit étrange résonnait dans ma tête, comme si on répétait les mêmes mots sans arrêt, mais que ces mots étaient prononcés dans une langue que je ne connaissais pas.

Ianto : Tu vas bien ?
Maud : Heu... Oui, ça devrait aller après une bonne aspirine.

Je m’agrippai à la main que me tendait Ianto et nous nous dirigeâmes vers le reste de l’équipe qui s’était elle aussi relevée.

Maud : Docteur ? Que s’est-il passé ?

Mais je n’eus pas le temps d’écouter la réponse, une immense douleur me traversa le crâne, comme si on y enfonçait des centaines d’épingles.

Voix : ‘ Kaslin yiotr uruka niasim ’
Maud : Arghhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh………….
Voix : ‘ Kaslin yiotr uruka niasim ’ ‘ Kaslin yiotr uruka niasim ’ ‘ Kaslin yiotr uruka niasim ’…
Maud : Oh mon Dieu... mais qu’est-ce que c’est ? Ma tête…

La douleur était telle que je m’écroulais à terre, Ianto eut juste le temps d’interposer son corps contre la console pour éviter à ma tête un second choc. J’étais allongée contre son torse, les deux mains sur mes tempes, cherchant un moyen de faire partir cette douleur atroce…

Jack et Ten : Maud ?
Maud : J’ai mal… Ma tête va exploser !!!!!!

Ten se pencha vers moi et sorti son tournevis sonique, puis le braqua vers ma tête…

Ten : c’est impossible…
Jack : qu’est-ce que c’est Docteur ?
Ten : ça ne se peut…
Ianto : Il faut faire quelque chose, elle ne va pas tenir longtemps !
Voix : ‘ Kaslin yiotr uruka niasim ’
Maud : Arghhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh…………. ‘ Kaslin yiotr uruka niasim ’
Jack : Qu’est ce qu’elle a dit ?
Ten : Impossible…
Jack : Docteur ?
Ten : C’est juste impossible…
Maud : ‘ Kaslin yiotr uruka niasim ’

Le Docteur s’élança vers l’écran de contrôle de la console. Jack le rejoignit quelques secondes plus tard et sur les visages des deux hommes, une expression d’étonnement s’afficha.

Ten : Nous… Nous… Nous avons voyagé à travers le temps et l’espace…
Jack : Docteur, c’est bien ce que je pense ?
Ten : Oui, c’est elle, c’est la planète Aliotha…

Le Docteur releva les yeux vers moi en essayant de cacher son inquiétude mais il ne trompait personne. Il était terrifié, ce qui ne voulait dire qu’une chose… les ennuis arrivaient… mais je n’étais déjà plus là pour m’en rendre compte…
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