Annonce de Séries Parlotte

Merci de vous inscrire et de participer, c'est ce qui fait vivre un forum. N'hésitez pas à proposer une nouvelle série.
Si vous avez des problèmes de connexion, n'hésitez pas à consulter ce sujet ici.

Afin d'encourager nos invités à venir nous rejoindre et à se présenter, un système de privilège des membres enregistrés a été mis en place.
Seuls les membres bénéficieront d'informations clés mais aussi d'une absence de cette annonce et d'un thème graphique autre que celui-là.
Aucune publicité en haut également !


Pour aider le Staff à améliorer son service d'information, n'hésitez pas à postuler au rang de rédacteur journaliste !


[Arrow] Episode 1 : Le naufragé

Forum regroupant l'ensemble des fanfictions de Séries Parlotte ! Postez votre création, discutez en et améliorer le tout. Exprimez votre créativité !
Règles du forum
Les règles de cette section n'excluent pas l'application des règles générales du forum. Vous pouvez les consulter en cliquant ici.

Les discussions se passent dans le forum en lien. Aucun post excepté celui des auteurs pour leurs fictions sont autorisés ici.

Merci de mettre comme titre : [nom de la série] titre de votre fanfiction

[Arrow] Episode 1 : Le naufragé

Messagepar Leeloo » Ven 31 Oct 2014 07:35

Un homme court à travers une forêt. Son souffle est régulier malgré sa vitesse. A aucun moment ses pieds ne trébuchent. Il connaît le chemin par cœur. Il porte une capuche verte qui ne dévoile que le bas de son visage. Une bouche sans aucun sourire. Il court de plus en plus vite. Il arrive devant une falaise et commence à l'escalader à mains nues. En haut, un arc et des flèches l'attendent.Un souffle de vent rabat légèrement son couvre-chef. Ses yeux bleus vifs fixent l'horizon. Un navire est en approche. Il épaule l'arc, prend une flèche et l'enflamme. Il vise un bûcher de bois sur la plage qui s'embrase en faisant une légère explosion. Un homme sur le bateau aperçoit le feu. Il le montre à son collègue du doigt. Ils approchent leur bateau au plus près de la plage. Ils descendent au sol en regardant de tous les côtés. Un homme surgit devant eux, en haillon. Il se laisse tomber à genoux sur le sol et rabat sa capuche sur sa tête. Il a des longs cheveux châtains clairs emmêlés ainsi qu'une grosse barbe. Ses yeux bleus sont glacials. Les deux hommes le font monter à bord et lui donnent à manger et à boire. Assis sur le pont, il relève la tête et regarde s'éloigner l'île sur laquelle il a vécu si longtemps. Une île rocailleuse peu engageante. Il la regarde une dernière fois.

Le nom de l'île sur lequel on m'a retrouvé est Lian Yu. Ça veut dire purgatoire en mandarin. J'ai dû rester ici pendant cinq ans. J'ai rêvé de mon sauvetage chaque nuit glaciale passée sur l'île. Durant cinq ans, je n'ai eu qu'une seule pensée. Qu'un seul but : survivre. Survivre et un jour rentré chez moi.Cette île présentait de nombreux dangers. Pour y survivre, j'ai dû faire de moi quelqu'un de beaucoup plus fort. Devenir à moi seule une arme. Je suis de retour. Pas le garçon qui a fait naufrage mais l'homme qui traînera en justice ceux qui ont gangrené ma ville. Mon nom est Oliver Queen.



- Oliver Queen est vivant, clama le journaliste à la télévision. Originaire de Starling City, le jeune homme a été retrouvé par des pêcheur, il y a cinq jours, sur une île au nord de la mer de Chine. Cinq années de disparition suite à un accident en mer qui avait causé la destruction du Queens Gambit. Oliver Queen était un habitué de la presse à scandale et des soirées fortement alcoolisés. Peu avant sa disparition, il avait été acquitté de la plainte posé contre lui par un paparazzi pour agression. Oliver Queen est le fils de Robert Queen qui était également à bord du Queen Gambit et dont le décès à été officiellement annoncé...

Lena entra dans le bureau les bras chargés de dossier. Elle vit Laurel éteindre rageusement la télévision et balancer violemment la télécommande contre le mur. Lena ne comprenait pas pourquoi Laurel se mettait dans un tel état depuis cinq jours. La nouvelle du retour d'Oliver était tombée et Laurel avait sorti une telle violence envers ce jeune homme qui la laissait complètement perplexe. Qu'avait bien pu lui faire Oliver pour qu'elle souffre autant de son retour ? Elle se souvient subitement pourquoi elle était là. Quand elle déposa les dossiers sur le bureau, ils se mirent à glisser et tombèrent sur le sol. Laurel se retourna, agacée.
- Tu pourrais faire un peu attention, lui hurla-t-elle.

Elle lui arracha un dossier des mains et le feuilleta rapidement.
- Tu reprends ces dossiers et tu retournes les classer, lui dit-elle sans la regarder. Je les veux sur mon bureau pour demain matin, c'est compris ?

Laurel quitta la pièce sans attendre de réponse ni sans un regard pour Lena qui ramassait les dossiers éparpillés au sol.


Oliver regardait Starling City s'étendre devant ses yeux par la fenêtre de sa chambre d'hôpital. Il appréhendait un peu son retour à une vie normale. Il savait très bien qu'il ne pourrait pas reprendre sa vie d'avant. Sans avoir besoin de se retourner, il sentit la présence de sa mère et du médecin dans le couloir qui le regardait par la vitre. Il se crispa légèrement.
- Son corps est recouvert à 20 % de tissus cicatriciels suite à des brûlures de second degré sur le dos et les bras. Les radios montrent pas moins de douze fractures qui ne sont pas entièrement guéries, expliqua le docteur à Moïra.
- Est-ce qu'il a dit quelque chose de ce qui s'est passé là-bas ? demanda-t-elle.
- Non. Il n'a pratiquement rien dit. Moïra, j'aimerais que vous vous prépariez. Le Oliver que nous avons perdu n'est peut-être pas celui que nous avons retrouvé.

Elle entra dans la chambre, hésitante. Les larmes brillaient dans ses yeux.
- Oliver... dit-elle tout doucement.

Il se retourna. Son regard était froid quand il posa les yeux sur sa mère. Il sourit faiblement et son regard s'adoucit un tant soit peu.
- Maman.

Elle s'approcha un peu plus de lui. Les larmes coulèrent sur son visage. Elle caressa tendrement la joue de son fils retrouvé avant de se jeter dans ses bras.
- Mon petit garçon, murmura-t-elle entre deux sanglots. Mon beau garçon.



Lena était attablée à son bureau avec devant les yeux la pile de dossiers qu'elle devait reclasser. Elle soupira. Un mois avant, elle se disputait encore avec son père. Toujours la même dispute. Il voulait qu'elle reprenne les rênes de la société familiale. Elle avait beau lui dire non, il fallait toujours que le grand Christopher Gray arrive à ses fins. Énervée, elle était partie en claquant la porte. Elle entendait encore les sanglots de sa mère sur le perron de leur maison ainsi que la fureur de son père. Pour ne pas que son père la retrouve, elle avait changé son nom de famille en Campbell. Elle avait troqué la belle propriété familiale à Central City contre un studio un peu glauque à Starling City. Elle devait prouver à son père ce qu'elle valait réellement. Elle ne regrettait pas du tout sa décision prise sur un coup de tête. Mais ce soir une douce nostalgie se faisait sentir. Une larme glissa le long de sa joue. Elle sortit son téléphone portable de son sac et composa le numéro de sa mère.
- Maman... Oui, tout va bien... Non, j'ai pas besoin d'argent... Je travaille pour un cabinet d'avocat comme assistante... Comment va papa ?

Elle fut soulagé d'apprendre que son père allait bien. Elle parla encore un peu de tout et de rien avec sa mère et raccrocha tout en essuyant ses larmes. Sa famille lui manquait énormément mais elle ne pouvait pas rentrer. Les Gray étaient des têtes de mule. Ils ne cédaient pas facilement. Elle se replongea dans ses papiers. Un coup frappé à la porte de son bureau lui fit relevé vivement la tête. Une jeune fille brune aux longs cheveux bouclés lui souriait sur le pas de la porte. Théa Queen, la petite sœur d'Oliver. Elles étaient devenues amies lors d'une soirée en boîte de nuit et depuis elles étaient inséparables. Théa considérait Lena comme la grande sœur qu'elle n'avait jamais eu et Lena jouait très bien ce rôle du haut de ses vingt et un ans.
- Qu'est-ce que tu fais là, Théa ?
- Je suis venue te chercher pour une soirée tranquille chez moi.
- Tu ne veux pas plutôt passer du temps avec ta famille ?
- Oliver sort demain matin de l'hôpital. Ma mère et Walter sont sortis dîner chez des amis. J'avais pas envie de passer la soirée toute seule dans cette grande bâtisse vide. Allez dis oui, s'il te plaît...

Théa regardait son amie avec des grands yeux suppliants. Lena sentit ses défenses lâcher les unes après les autres.
- Je dois finir de classer ces dossiers avant.
- Si j'avais su que Laurel était un tel tyran je ne t'aurais jamais parlé de ce job, déclara-t-elle en regardant la pile de documents. Je vais t'aider. Nous irons plus vite en nous y mettant toutes les deux.




A suivre...
Leeloo
Niveau 0
Niveau 0
 
Messages: 32
Inscription: Jeu 30 Oct 2014 10:20
Genre: Femme

Re: [Arrow] Episode 1 : Le naufragé

Messagepar Leeloo » Mer 19 Nov 2014 10:14

Assis dans la voiture, Oliver regardait le manoir Queen se dresser fièrement devant ses yeux. Sa mère, assise à côté de lui, avait babillé tout le long du trajet. Lui avait passé son temps à regarder le changement que sa ville avait subit en cinq ans. La seule chose qui n'avait pas changé c'était sa maison. Moïra était déjà sur le perron quand il sortit de ses pensées.
- Je vais les prendre merci, dit-il au chauffeur avec un grand sourire.

Il sortit un casier métallique du coffre à bout de bras. Il le déposa sur le perron. Moïra ouvrit la lourde porte de la demeure. Il regardait tout autour de lui. Effectivement sa demeure n'avait pas du tout changé.
- Nous avons laissé ta chambre en état, déclara sa mère.

Un homme noir s'avança vers eux, la main tendue et un sourire avenant sur le visage. Oliver sentit Moïra se raidir un peu à son côté.
- Bienvenue Oliver, s'exclama l'homme. Tu ne dois pas te souvenir de moi. Walter Steele. Je suis un ancien ami de ton père.

Oliver s'avança vers lui et lui serra la main. Des pas résonnèrent au premier étage et sa sœur apparut en haut de l'escalier. Ils restèrent un petit moment à se regarder. Elle, au bord des larmes. Lui, tout sourire. Elle descendit les marches en courant et se jeta dans ses bras.
- Tu m'as manqué, grand frère. Je n'ai jamais perdu espoir. Je savais au fond de moi que tu étais toujours vivant.
- Toi aussi tu m'as manqué petite sœur. Mais tu as toujours été avec moi dans mon cœur.

Il relâcha Théa et aperçut Raisa, la gouvernante de la maison, qui se tenait en retrait. A l'aide d'un mouchoir, elle essuyait ses larmes.
- Raisa, s'exclama-t-il. Je suis tellement heureux de revoir.
- Je n'ai jamais perdu espoir de vous revoir, monsieur Oliver.



Lena se tenait sur le palier du premier étage, camouflée dans l'ombre. Elle allait être en retard au travail mais elle ne pouvait pas descendre et interrompre les retrouvailles. Théa avait passé la soirée à rire, heureuse de retrouver son frère. Depuis qu'elles se connaissaient, Lena avait beaucoup vu changer la jeune fille. Elle ne se droguait plus, ne buvait plus et surtout elle avait ralenti les soirées pour se consacrer enfin à ses études. Ces cinq derniers jours l'avait encore un peu plus transformé. Elle était tout simplement heureuse. Elles avaient discuté une bonne partie de la nuit devant une pizza pepperoni. Sur toutes les chaînes, l'information cruciale était le retour du fils prodigue. Lena regardait du coin de l’œil son amie. Dès qu'elle voyait son frère à la télévision, son expression s'adoucissait. Lena devait avouer que cet Oliver était séduisant. Au final, elles avaient été transportées dans les bras de Morphée. Elle regarda une nouvelle fois sa montre. Elle était officiellement en retard. Elle jeta un rapide coup d’œil au rez-de-chaussée. Elle vit la petite troupe se diriger vers le salon. Elle descendit à petits pas feutrés et se faufila jusqu'à la porte.


- Laurel, nous sommes avocates pas des faiseuses de miracles, s'exclama Joanna.
- Ma petite Joanna, nous ne pouvons pas perdre cette affaire avec toutes les preuves que nous avons. Tu sais très bien que si nous perdons, nous sommes bonnes pour mettre la clé sous la porte.
- Nous sommes seulement un cabinet d'aide juridique.
- Pour toi que nous soyons une aide-juridique c'est rien. A quel moment l'amie, que tu étais par le passé, a perdu ces convictions dans une loi égale pour tous ?
- Quand mon amie s'attaque à un gros cabinet d'avocats. Tu ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter.

Laurel jeta un œil à son amie. Elle s'était connue à la fac et avait monté ce cabinet ensemble. Elle ne comprenait pas pourquoi Joanna était devenue tellement frileuse sur certaines affaires. Elle faisait pourtant une bonne équipe. Laurel feuilleta son courrier tout en se dirigeant vers son bureau. Elle jeta à peine un coup d’œil aux dossiers qui s'y trouvaient.
- Tu es très dure avec elle, déclara Joanna.
- C'est pas en étant gentille qu'elle fera du bon boulot.
- Dis plutôt que ça ne te plais pas qu'elle gravite autour de la famille Queen.

Laurel fusilla son amie du regard. Elle s'installa sur sa chaise pivotante et prit le premier dossier de la pile. Adam Hunt. Son affaire du moment. Elle espérait vraiment qu'elle allait l'envoyer en prison. Elle connaissait le dossier par cœur. Hunt faisait du blanchiment d'argent depuis de nombreuses années mais personne ne voulait le dénoncer. Jusqu'au jour où un témoin s'était présenté. L'ancien comptable d'Adam Hunt. Elle l'avait fait mettre sous protection de la police depuis ce jour. Facile avec un père flic qui, comme elle, voulait écrouer les méchants de ce monde. Peu de personne était au courant pour ce témoin. Même sa meilleure amie, Joanna, l'ignorait. Elle regarda autour d'elle puis jeta un bref coup d’œil à sa montre.
- Après tu veux que je sois gentille avec elle, lança-t-elle à son amie. Elle a trente minutes de retard.

Joanna ne voulut pas répondre. Elle leva seulement les yeux au ciel et se remit à lire son courrier.
- Les dernières nouvelles de l'épopée du jeune milliardaire qui est en passe de devenir légendaire. Seul rescapé du Queen Gambit, il aurait passé cinq ans sur une île déserte avant d'être retrouvé par des pêcheurs. Notre journaliste, Jessica, va nous dévoiler les derniers rebondissements, clama le journaliste à la télévision.
- Effectivement, lors d'une interview que monsieur Queen a bien voulu nous accorder, il nous a déclarer être le seul survivant de ce naufrage. Son père, Robert Queen, et Sara Lance ont perdu la vie. Nous vous rappelons que Sara Lance était originaire de Starling City et amie intime d'Oliver Queen. Elle laisse sa sœur, Laurel...

Laurel arracha la télécommande des mains d'un de ses collègues et éteignit la télévision puis la balança sur la table de conférence. Tout le monde la regardait, tristement. Elle sentait la nausée monter au fond de sa gorge. Elle sentait la main apaisante de Joanna sur son épaule. Elle se dégagea brutalement et s'enfuit dans le couloir. Elle percuta violemment Lena qui arrivait également en courant du bous du couloir.
- Laurel, je suis désolée...

Elle vit sa supérieure tourner au coin du couloir. Elle entendait ses sanglots étouffés. Joanna apparut derrière elle.
- C'est pas évident pour elle en ce moment avec le retour d'Oliver.
- Pour quelle raison ?
- C'est une très longue et très triste histoire, murmura-t-elle.


A suivre...



J'espère que cette histoire vous plaît :)
Leeloo
Niveau 0
Niveau 0
 
Messages: 32
Inscription: Jeu 30 Oct 2014 10:20
Genre: Femme

Re: [Arrow] Episode 1 : Le naufragé

Messagepar Leeloo » Mer 26 Nov 2014 13:27

- Après cinq ans, tout ce qui m'était familier est maintenant méconnaissable. Cet homme que je vois dans le miroir est un étranger, se disait Oliver.

Il était sorti de la salle de bains avec une serviette autour de la taille. Le miroir lui renvoyait une image de lui qui n'était pas celle que les autres voyaient. Il n'était plus le même. Ce n'était plus le fils à papa qui était parti il y a cinq ans. Les cicatrices qu'ils portaient sur le dos et le torse en attestaient.


Flashback :

Le Queen Gambit est secoué par les vagues de plus en plus violentes. La pluie et le vent empêchent toute visibilité. Robert regarde sur un petit moniteur l'avancée de la tempête.
- Tempête de catégorie 2. Le capitaine recommande que nous fassions demi-tour sur le champs, monsieur Queen.
- OK préviens l'équipage.

Oliver sortit de sa cabine en titubant légèrement.
- Nous sommes en danger ? Demanda-t-il.
- Seulement l'un de nous.

Une jeune fille apparut en déshabillé dans le couloir. Lorsqu'elle vit Robert, elle rabattit son peignoir en soie sur son soutien-gorge noir.
- Bonsoir, monsieur Queen. Est-ce que quelqu'un peut me dire où on peut trouver un ouvre-bouteille.
- J'arrive Sara. Retourne dans la cabine.
- Fiston, je ne sais pas à quel jeu tu joues mais ça va mal se finir. Pour les filles comme pour toi. Tu es jeune nous faisons tous des bêtises. Je veux seulement te faire comprendre que tu risques de regretter celle-là.
- Je m'amuse c'est tout.



Perdu dans ses pensées, Oliver regardait une photo de lui et son père lorsqu'il était petit. La porte s'ouvrit derrière lui et son ami d'enfance, Tommy, apparut.
- Je te l'avais bien dit que les yachts ça craignaient.
- Tommy Merlyn.
- Tu m'as manqué mon pote.

Il se tapèrent dans le dos comme deux frères heureux de se revoir.
- J'ai invité Tommy à dîner. J'espère que ça ne te dérange pas ?
- Pas du tout, maman.
- Raisa a préparé ton plat préféré, dit-elle en poussant les deux amis vers la salle à manger.



Lena n'avait pas revu de la journée Laurel. Elle n'avait pas eu la tête au travail trop intriguée qu'elle était par ce que lui avait dit à mots couverts Joanna. Elle n'avait pas osé l'interroger plus et Joanna n'avait dit rien de plus. Elle l'avait laissé planter là avec ses questions. Elle remballa ses affaires dans son sac. Elle rêvait d'un bon bain chaud avec de la mousse qui sentiraient la fleur d'oranger. Malheureusement pour elle, son studio ne comportait qu'une toute petite douche. Et quant à l'eau chaude, c'était un autre problème. Le propriétaire ne voulait pas remplacer le petit ballon électrique qui était tombé en panne y a quelques jours. Elle ne gagnait pas assez pour faire la fine bouche. Elle avait même dû troquer ses boucles d'oreilles en émeraude pour pouvoir s'acheter une voiture. Pas une voiture luxueuse comme elle conduisait habituellement mais une voiture dans ses nouveaux moyens. Elle espérait qu'elle ne la lâcherait pas trop rapidement vu le nombre de kilomètres au compteur qu'elle possédait. Elle n'aurait pas les moyens de la faire réparer ni d'en racheter une autre. Elle mit un quart d'heure pour atteindre son immeuble. Elle vivait au cinquième étage soit au dernier et l'ascenseur était en panne apparemment depuis de nombreuses années. Un immeuble où vivait dealer, proxénète et prostitué. Un immeuble où une jeune femme seule ne devrait pas s'aventurer le soir ni y vivre. Elle sourit en imaginant la tête de son père si il voyait où elle logeait. Elle entra chez elle et se dirigea vers le petit frigo. Rien. Le vide intersidéral. Elle avait encore oublié de faire les courses. Elle trouva un paquet de crackers et alla les grignoter sur son lit. Elle alluma la télévision. Les journalistes continuaient de parler d'Oliver Queen. Elle changea de chaînes. Encore et encore. Oliver Queen ceci. Oliver Queen cela. Elle allait faire une overdose d'Oliver Queen avant de le connaître. Ce matin, cachée dans l'ombre, elle l'avait un peu détaillé. Elle devait avouer qu'il était beaucoup plus séduisant de visu. La télévision ne rapportait pas correctement son charme.
- Ah non ma vieille. Tu oublies cet Oliver ce n'est pas un homme pour toi. Tu fais partie du monde des laissés pour compte.



- Je crois que je t'ai tout expliqué sur ce que tu as loupé en cinq ans, déclara Tommy. Les vainqueurs du super bowl. Nous avons un président noir. Nos amis de fac mariés ou pères de famille.

Oliver ne quittait pas des yeux sa mère et Walter qui se trouvait à l'autre bout de la table. Ils riaient d'une tendre complicité qui n'avait pas échapper au jeune homme. Thea jeta un regard à Tommy.
- C'était comment là-bas ? Demanda-t-elle.

Avec cette simple question, un froid avait été jeté sur la table. Tous les regards se tournèrent vers Oliver qui cherchait visiblement une réponse adaptée pour sa sœur. Il sourit légèrement mais ses yeux restèrent de glace.
- Froid.
- Demain mon pote, on se fait une virée. On rattrape le temps perdu. Une boîte sympa a ouvert l'année dernière. Toutes les stars s'y précipitent. Des mannequins à perte de vue.
- C'est une excellente idée, déclara Moïra.
- Après, je pensais faire un saut au bureau.

Walter faillit s'étrangler avec sa gorgée de vin. L'expression du visage de Moïra se figea l'espace d'un instant.
- Rien ne presse. Tu as tout le temps. Queen Consolidated sera toujours là dans quelques jours.

Il prit la coupe de fruit que lui tendait Raisa. Elle trébucha et faillit tomber sur Oliver. Elle s'excusa et il lui répondit en russe. Autour de la table, les regards étaient éberlués.
- J'ignorais que tu avais appris à parler russe à la fac, s'exclama Walter.
- Et moi, j'ignorais que tu avais envie de coucher avec ma mère.

Un nouveau froid fut jeté sur le dîner. Walter faisait tourner son vin dans son verre. Moïra regardait sévèrement son fils puis son regard glissa sur Thea.
- Pourquoi tu me regardes ? Je n'ai rien dit du tout.
- Elle n'a pas eu besoin.
- Oliver, je pense que nous te devons la vérité. Walter et moi nous sommes mariés. Je ne veux pas que tu penses que nous ayons fait quoi que se soit d'irrespectueux vis à vis de ton père.
- Nous pensions que ton père et toi... disons étaient... partis..., dit Walter.
- C'est bon.

Il se leva de table un peu secoué par la nouvelle.
- Puis-je quitter la table ?

Sa mère acquiesça légèrement triste. Oliver attrapa une poire et fit un clin d’œil à sa sœur.
- N'oublie pas notre virée mon pote.

Il tapa sur l'épaule de son ami en ne lâchant pas sa mère du regard. Thea regarda son frère s'éloigner. Elle était déçue de cette première soirée. Elle espérait que les prochaines seraient d'humeur plus légères. Elle aurait aimé pouvoir le suivre mais elle savait qu'il avait besoin d'assimiler cette nouvelle, seul. Elle comprenait ce qu'il devait ressentir. Elle avait ressenti la même chose quand sa mère lui avait annoncé sa décision d'épouser Walter. Comparé à son frère, elle avait eu le temps d'apprendre à apprécier ce beau-père. Plus personne ne parlait autour de la table. Elle aurait aimé se retrouver à des milliers de kilomètres loin d'ici. Elle aurait surtout dû inviter Lena au moins elle aurait eu quelqu'un avec qui discuter. Même Tommy ne parlait plus. Il avait le nez collé dans sa poire. Walter tournait toujours son verre de vin et sa mère épluchait machinalement son fruit. Elle pria doucement que son téléphone sonne mais rien. Elle était condamnée à rester à cette table silencieuse.



Lena n'arrêtait pas de se retourner dans son lit. Elle n'arrivait pas à trouver le sommeil. Elle hésita un instant à appeler son amie Thea mais repoussa bien vite cette idée. Elle ne pouvait pas la déranger. Elle venait de retrouver son frère au bout de cinq ans. Elle se retourna une énième fois dans son lit. Elle entendait les bruits de la vie nocturne des occupants de l'immeuble. Le trafic de drogue au premier. Les prostituées au rez-de-chaussée en plein racolage. Les parties de poker clandestines sur son palier. Elle soupira en plongeant sa tête sous son oreiller. Elle ferma les yeux. Une douce sérénité l'envahit. Elle était presque à arriver dans les bras de Morphée lorsqu'on frappa à sa porte. Elle jeta un œil sur son réveil. Deux heures du matin.
- Police. Ouvrez, hurla une voix masculine.

Elle se leva précipitamment. L'homme tapait de plus en plus fort sur la malheureuse porte. Lena s'attendait à tout moment à la voir sortir de ses gonds. Elle enfila son peignoir et alla ouvrir la porte. Un policier d'une vingtaine d'années se tenait devant. Il la dévisagea de bas en haut avec un sourire légèrement salace. Elle fit instinctivement un pas en arrière. Elle le vit sortir des menottes de sa poche.
- Vous êtes en état d'arrestation. Tournez-vous.

Les yeux de Lena passaient des menottes à l'homme. Elle n'arrivait pas à comprendre pourquoi on l'arrêtait. Elle se rendit soudain compte du bruit dans la cage d'escalier. Elle entendait protester ses voisins. Un autre policier sortit de l'appartement en face de chez elle. Il tenait sa voisine menottée.
- Fini les parties de poker, lui dit-elle.

Elle ne se donna même pas la peine de lui répondre. Lena la regarda passer devant elle toujours aussi perplexe. Dans l'appartement, les autres joueurs étaient tous assis et menottés.
- Tournez-vous.
- Pour quelle raison vous m'arrêtez ?

Un rire gras sortit de la bouche du policier. Il la plaqua contre la porte. Elle pouvait sentir son haleine chaude contre son oreille. Il lui tordit un bras dans le dos et lui mit les menottes très serrées. Elle poussa un gémissement et voulut se dégager. Il la tira par les cheveux en arrière.
- Les filles dans ton genre vous aimez avoir mal.
- Vous faites une monumentale erreur...
- Elles disent toutes ça, dit-il en riant.
Leeloo
Niveau 0
Niveau 0
 
Messages: 32
Inscription: Jeu 30 Oct 2014 10:20
Genre: Femme

Re: [Arrow] Episode 1 : Le naufragé

Messagepar Leeloo » Ven 28 Nov 2014 19:02

Flashback :

- Un, deux, trois, compte une jeune femme à moitié nue sur un lit. Ça se rapproche de plus en plus.

Elle but sa coupe de champagne d'une traite avant de la reposer sur la table de nuit. Oliver regardait la mer se déchaîner à travers le hublot de sa cabine.
- Ce n'est pas très scientifique cette méthode pour calculer la distance d'un orage.
- Comme si tu y connaissais quelque chose en science toi, lui répondit-elle en riant.

Il s'assit à côté d'elle sur le lit. Il lui caressa tendrement le visage. Il aimait sa manière de rire tout en rejetant la tête en arrière. Il la trouvait tellement désirable. Il l'embrassa doucement au coin des lèvres.
- Par contre, je m'y connais très bien en biologie.

Elle l'attira à lui tout en continuant à l'embrasser. Il se retrouva allonger sur elle.
- Ma sœur va me tuer. Elle va vraiment me tuer.
- Ne t'inquiète pas, Sarah. Laurel n'en saura jamais rien. Tu peux me faire confiance.

Les lèvres d'Oliver continuèrent à se promener le long de la gorge de la jeune fille. Un éclair fit trembler les coupes sur la table.
- Il est pas passé loin celui-là, dit-elle en se redressant.

Il la rallongea tout en continuant à l'embrasser.
- Ne t'inquiète pas. On ne risque absolument rien. Ce yacht est d'une sûreté exemplaire.

Au moment où il prononçait ses mots, les coupes sur la table se fracassèrent au sol. Leurs deux corps emmêlés glissèrent du lit. Sarah hurlait de terreur. Le yacht était bel et bien en train de couler. Oliver se cramponnait à la table qui était fixée au sol. Le bateau s'inclinait de plus en plus. Il tendait la main vers Sarah mais il n'arrivait pas à l'atteindre. La coque se brisa. Sarah se mit à hurler le prénom d'Oliver. Leurs doigts se touchaient presque. Le bateau s'inclinant, l'eau s'infiltrait. Oliver vit Sarah disparaître dans un dernier hurlement. Il se laissa glisser à sa suite pour la rattraper. Il plongea plusieurs fois parmi les vagues déchaînées. Il cria son prénom dans le cas où elle aurait refait surface un peu loin emportée par le courant. Mais en vain. Elle avait déjà disparu. Son père et le capitaine du bateau vinrent le rejoindre en canot de sauvetage.
- Oliver, cria son père. Grimpe.
- Non, je dois retrouver Sarah.
- Elle n'est plus là.

Son père l'attrapa par le bras et tenta de le hisser sur le canot. Mais Oliver se débattait. Il devait absolument retrouver Sarah.
- Elle n'est plus là, mon fils. Elle a dû être emporté par le courant. Monte, nous la retrouverons.

Oliver arrêta de se débattre et grimpa à bord. Au loin, le Queen Gambit coulait sous leurs yeux.




- Oliver... Oliver, réveille toi mon chéri.

Oliver s'était endormi par terre devant la fenêtre ouverte. Dehors un orage éclatait. La pluie tombait à verse sur son visage. Sa mère à genoux près de lui le secoua légèrement pour le réveiller. D'un sursaut, il se retourna et fit tomber sa mère sur le sol. Il appuya le tranchant de sa main sur la gorge de Moïra. Oliver sembla retrouver ses esprits et la lâcha. Il se recula précipitamment. Walter le dévisageait.
- Ce n'est rien mon chéri, murmura-t-elle.

Elle massait sa gorge endolorie tout en regardant son fils. Il s'était adossé au mur près de la fenêtre. Ses bras enserraient ses genoux comme si il était terrorisé. Il n'en revenait pas. Il avait attaquer sa propre mère. Il la vit tendre la main vers lui en murmurant que ce n'était pas grave. Mais pour lui ça l'était. Il aurait pu la tuer.



- Ça fait sept fois que je vous dis la même chose, soupira Lena. Je suis fatiguée de toujours devoir me répéter. Vous faites erreur.
- Et bien répéter votre histoire une huitième fois. On verra si c'est la même.

Elle était assise sur une chaise en métal menottée à la table. En face d'elle était assis deux policiers. Celui qui l'avait arrêté et son collègue. Elle voyait son reflet dans le miroir sans tain. Elle portait toujours son peignoir ainsi que son pyjama. Heureusement qu'elle ne portait pas de nuisette. Elle n'aimait pas trop comment ils la regardaient.
- Pourrais-je avoir un verre d'eau, s'il vous plaît ?

Le plus vieux des deux lui servit un verre et le posa devant elle. Il attendit qu'elle le termine avant de recommencer son interrogatoire. Lena en avait marre. Cela durait depuis des heures. Elle rêvait d'une douche bien chaude. D'un bon petit déjeuner. Un coup brusque la fit revenir sur Terre. Les deux hommes la dévisagèrent.
- Je vous ai déjà répondu sept fois. J'aimerais passer un coup de fil maintenant.

La porte s'ouvrit et Quentin Lance entra dans la pièce. Il avait l'air mécontent. Il se dirigea vers Lena et lui retira les menottes tout en fusillant du regard ses deux collègues.
- Désolée Mademoiselle Campbell pour ce désagrément. Je vous raccompagne jusqu'à la sortie.

Elle se leva tout en se frottant les poignets. Elle garderait les traces pendant quelques jours.
- Qu'est-ce qui se passe Quentin ? Demanda un des policiers.
- Qu'est-ce-qui se passe ? Vous avez arrêté l'assistante de ma fille qui je vous le rappelle est avocate.

Les deux policiers se raclèrent la gorge, légèrement gênés. Lena se leva et suivit Quentin hors de la pièce sans un regard pour les deux hommes. Il l'accompagna jusqu'à l'accueil où il se rendit compte qu'elle était en peignoir.
- Ces deux là ils vont m'entendre, murmura-t-il.



Thea se trouvait dans sa chambre avec une de ses camarades de classe. Elle se préparait à partir en cours. Sa copine sortit un sachet de poudre blanche de son sac à dos.
- C'est quoi ça ? Demanda Thea.
- Une petite poudre magique pour nous aider à supporter nos heures de cours, répondit-elle en riant.
- Tu sais très bien que je ne touche pas plus à ces saloperies et tu devrais en faire autant, Amber.
- Tu n'es vraiment plus drôle depuis que tu traînes avec cette fille.

Amber ramassa ces affaires et ouvrit la porte de la chambre. Elle tomba nez à nez avec Oliver qui s'apprêtait à frapper.
- Beau gosse ton frère, lui lança-t-elle en sortant de la pièce. Je t'attends dans la voiture.
- Je n'en ai pas pour longtemps.

Oliver s'avança vers elle en lui tendant un objet.
- Tu as pensé à me ramener un cadeau de ton île déserte. Oli, tu es trop mignon.
- Ça fait bien longtemps que je n'ai pas entendu ce surnom, Speedy, lui répliqua-t-il en souriant.
- Plus personne ne m'appelle comme ça.
- Pourtant ça t'allait bien. Tu passais ton temps à me courir après.

Ils se mirent à rire tous les deux aux souvenirs de tous ces bons moments. Elle prit entre ses doigts l'objet que lui tendait son frère.
- J'en reviens pas, tu m'as ramené un caillou.
- Ce n'est pas un caillou. Enfin si mais pas dans le sens où tu l'entends. C'est un Hozen. Il représente la reconnexion dans le bouddhisme. Je l'ai gardé tout ce temps pour pouvoir te le donner en espérant me reconnecter à toi.
- C'est trop mignon un caillou, intervint Tommy. Moi, j'aimerais bien un cadeau aussi. Un tee-shirt avec marqué mon meilleur ami a échoué sur une île déserte et je n'ai eu que ce malheureux tee-shirt.

Tout en parlant, Tommy s'était rapproché d'eux. Il posa un bras autour des épaules de son ami. Thea retournait le caillou dans sa main. Des symboles étaient inscrits sur les deux faces. Elle leva les yeux vers son frère.
- Ne te laisse pas embarquer dans ses affaires douteuses. Tu viens à peine de rentrer.
- Je n'ai aucune affaire douteuse, Speedy, répliqua Tommy. Je vais seulement l'emmener faire la tournée des strip-teaseuses...

Thea lui balança un coup de poing dans le ventre en riant. Tommy fit semblant d'être blessé et se laissa tomber sur le sol. Il se releva prestement. Thea attrapa son sac à dos posé sur son lit et quitta la pièce en leur faisant un petit signe de la main. Ils la regardèrent sortir en souriant.
- Tu as remarqué à quel point elle est devenue sexy ta petite sœur.

Oliver se retourna et fusilla du regard son ami de toujours. Celui-ci se racla la gorge légèrement gêné.
- Moi, je n'ai rien remarqué du tout, murmura Tommy, en souriant légèrement.



L'eau froide coulait sur sa peau. Lena se savonnait si fort que par endroit elle en était toute rouge. Elle se fichait que l'eau devienne de plus en plus glaciale. Elle voulait retirer cette odeur de prison. Passer une nuit là-bas, elle ne le souhaiterait même pas à son pire ennemi. Elle se sentait si sale. Elle ressentait encore le contact des mains forts baladeuses du jeune policier. Son haleine chaude au creux de son oreille. C'était la première fois qu'elle se sentait si vulnérable. Heureusement que l'inspecteur Lance l'avait reconduit chez elle. Elle n'aurait pas pu prendre les transports en communs en peignoir et pyjama. Les gens l'auraient prise pour une folle échappée d'un asile. Sûrement mieux que d'être arrêté pour prostitution. Encore heureux que cette sordide aventure n'apparaîtra sur son casier judiciaire. Et encore heureux que Quentin Lance soit arrivé avant qu'elle se retrouve devant le juge. Elle arrêta l'eau et attrapa sa serviette de bain. Elle sortit en claquant des dents. Elle se regarda dans le petit miroir au-dessus du lavabo. Ses lèvres d'habitude d'une belle couleur rose étaient devenues aussi bleus que ses yeux. Elle frictionna avec une serviette un peu plus petite ses longs cheveux bruns. Elle ne portait ni rouge à lèvre ni fond de teint. Elle préférait rester naturel. Elle n'avait surtout besoin d'aucun artifice. Elle était tout simplement divine. Elle s'habilla en quatrième vitesse, attrapa son sac à main et sortit de son studio. Elle descendit deux par deux les marches de l'escalier. Elle était encore au retard à son travail. Deuxième jour d’affilée, ça n'allait pas plaire du tout à Laurel. Elle ne remarqua même pas la voiture de sport qui passait lorsqu'elle monta dans sa voiture.



Tommy conduisait vite sa voiture de sport. Oliver regardait par la fenêtre. Ils avaient quitté le centre-ville pour se rendre dans les Glades : les bas quartiers.
- Ton enterrement a été d'une tristesse. Il y avait énormément de monde.
- Tu as fait des touches ? Demanda Oliver, en souriant.
- Tu ne peux même pas t'imaginer toutes ses femmes en détresse que tu as laissé. Tu te souviens de la mannequin... La rouquine... Et bah... Elle a des penchants assez particuliers.

Oliver se souvenait parfaitement d'elle. Ils avaient eu une aventure d'un soir. Ce n'était pas le genre de femme avec qui il souhaiterait fonder une famille un jour. Trop perverse. A l'époque, il n'était pas non plus un boy-scout mais il n'avait pas de penchant pour ce genre de choses.
- Et bien figure-toi qu'elle est mariée et mère de famille.

Oliver se retourna vers son ami. Un homme avait quand même voulu d'elle malgré ces pratiques sexuelles. Tommy s'arrêta à un feu rouge. Oliver était bouche bée devant le spectacle que lui offrait le quartier. Des gens vivaient à chaque coin de rue. Un homme habillé en haillons frappa à la vitre de la voiture.
- Une petite pièce, Monsieur.

Oliver baissa sa glace et lui tendit un billet de cent dollars. L'homme lui fit un grand sourire. Il lui manquait deux dents devant et les autres étaient en train de pourrir sur place. Il recula en faisant la révérence et partit d'un coup en courant vers l'épicerie du coin. Oliver espérait qu'il allait s'acheter à manger au lieu de l'alcool. Il vit une jeune femme brune sortir d'un immeuble en face. Tommy démarra. Oliver ne quittait pas la fille des yeux. Ils passèrent à côté d'elle. Elle ne remarqua même pas leur présence. Tommy ne s'aperçut même pas qu'il parlait tout seul que son ami ne l'écoutait plus. En effet, Oliver était subjugué par la beauté parfaite de la jeune femme. Il se retourna même pour la regarder une dernière fois avant qu'elle monte dans sa voiture. Il avait peu de chance de la revoir surtout si elle vivait dans ce quartier. Aucun mélange des classe n'était possible à Starling City. Les riches pouvaient passer dans les Glades. Mais les pauvres ne pouvaient pas se rendre chez les fortunés.
- Ce quartier est devenu du n'importe quoi. Il y a des pauvres gens à chaque coin de rue. Ton père a vendu son entreprise au bon moment avant que les Glades deviennent un tel concentré de misère humaine.

Oliver se retourna et regarda l'ancienne usine qui s'étendait devant ses yeux. Queen Industrial.
- Je compte bien ramener pleins de femmes à ta soirée de retour.
- Ma quoi ?
- Tu es bel et bien vivant. Une soirée s'impose. Tu ne vas pas laisser ton meilleur pote sur sa faim. Tu me dis où et quand et je m'occupe du reste.

Tommy se rendit compte que son ami n'était pas très partant pour la soirée. Oliver avait changé. Il n'était plus cet homme là.
- Qu'est-ce qui t'as le plus manqué ? Nos soirées arrosées, les voitures de sports ou les coups d'un soir.
- Laurel.
- Tout le monde est heureux de ton retour. Mais toi tu veux voir la seule personne qui ne l'est pas, soupira Tommy.
Leeloo
Niveau 0
Niveau 0
 
Messages: 32
Inscription: Jeu 30 Oct 2014 10:20
Genre: Femme

Re: [Arrow] Episode 1 : Le naufragé

Messagepar Leeloo » Mar 2 Déc 2014 14:51

Lena monta les escaliers en courant. Elle allait rentrer dans son bureau quand une main l'attrapa par le bras. Elle se retourna et tomba nez à nez avec Joanna.
- Dépêche toi, Laurel n'a pas vu que tu étais en retard. J'ai réussi à distraire son attention. Ça va toi ? Monsieur Lance m'a appelé pour me prévenir. J'ai préféré ne pas en informer Laurel alors fais comme moi.

Elle frotta le bras de Lena chaleureusement et s'éloigna dans le couloir. Lena s'installa sur sa chaise pour reprendre son souffle et retirer sa veste. Elle entendait déjà les talons aiguilles de Laurel claquer sur le carrelage.
- Laurel, nous venons de recevoir des nouvelles des avocats d'Adam Hunt. Ils veulent changer de juge.
- Je suppose qu'ils veulent le juge Johnson. C'est tellement plus facile un procès avec un juge acheté.
- Laurel, tu es ma meilleure amie mais je te l'avais bien dit. Adam Hunt fera tout pour gagner le procès. En plus, tu n'as aucune preuve de ce que tu avance sur Johnson.
- Tu sais aussi bien que moi, Joanna, le pouvoir que l'argent peut avoir.

Laurel pénétra dans le petit bureau. Elle vit que son assistante était bien là. Elle lui balança un dossier et se retourna vers son amie.
- Nous n'avons pas besoin de tourner le dos à la loi pour faire justice.
- Le vieil adage de Monsieur Lance, ria Joanna.
- Tape ces courriers. Je les signerais à mon retour du tribunal, dit-elle à Lena.

Comme à son habitude, elle n'attendit pas de réponse et sortit aussitôt du bureau. Elle se dirigea vers la machine à café suivie de Joanna. Elle appuya sur la touche expresso. En attendant, elle pianotait sur le distributeur de ses ongles parfaitement manucurés.
- Laurel ?

Cette voix. Ce n'était pas possible. Il n'aurait quand même pas osé venir ici à son bureau. Elle arracha son café et se retourna d'un seul coup. Oliver se trouvait face à elle, un léger sourire flottant sur les lèvres.
- Bonjour Laurel.

Sous les yeux effarés de Joanna, elle lui balança son café brûlant au visage. Elle se détourna et sortit de la pièce en retenant ses larmes.
- Tu n'aurais pas dû venir, lui dit Joanna en lui tendant une serviette en papier.
- J'avais besoin de lui demander pardon pour tout le mal que je lui ai fais par le passé.
- Commence déjà par lui laisser le temps de digérer le fait que tu sois toujours en vie et pas sa sœur.



Lena sortait de son bureau quand elle tomba nez à nez avec Tommy. Elle ne pouvait pas dire qu'elle l'appréciait beaucoup. Elle aimait encore moins comment il la regardait. Elle se sentait dans la peau d'une biche acculée par un prédateur. Un chasseur exactement ce qu'était Tommy malgré qu'il était en couple avec Laurel. Un homme à femmes. Elle réprima une grimace et se força à lui sourire.
- Monsieur Merlyn, je peux faire quelque chose pour vous ?

Au sourire carnassier qu'affichait Tommy, elle sentit une sueur froide glisser le long de son dos. Tommy était persuadé qu'aucune femme ne pouvait lui résister. Tout ça parce qu'il était milliardaire, beau et plein d'humour. Malgré tout depuis le retour de son ami, Oliver, il se sentait moins sûr de lui. Il ne lui avait pas encore dit qu'il avait une relation avec Laurel. Dans la voiture, il avait senti qu'Oliver avait encore des sentiments pour elle. Malgré la rancune que Laurel pouvait éprouver encore contre lui, il savait que si un choix devait être fait, elle ne le choisirait pas. Elle retenterait sa chance avec Oliver, son amour de jeunesse. Alors pourquoi il se priverait de draguer la belle assistante si désirable que Laurel avait engagé. En plus, elle le regardait avec de si grands yeux. Et son parfum était si envoûtant. Il se passa machinalement la langue sur les lèvres.
- Mademoiselle Campbell, nous devrions un de ces soirs aller boire un verre tous les deux.

Elle n'eut pas le temps de répondre que Laurel apparut au coin du couloir, larmoyante. Tommy se décomposa en la voyant arriver.
- J'en étais sûre, hurla-t-elle.
- C'est pas...
- Tu vas me faire croire que ce n'est pas toi qui a amené Oliver ici. Comment tu as pu me faire ça ?

Tommy voulut lui prendre la main mais elle se dégagea brutalement. Lena n'osait plus bouger.
- Il voulait te voir...
- Et bien pas moi. Il aurait dû y rester sur son île ou ailleurs. Ou bien aller tout droit au diable.
- Tu dis des choses que tu ne penses pas, Laurel.
- Tu crois vraiment que je ne les pense pas. Oliver a laissé mourir ma sœur après avoir couché avec elle. Tu te rends compte de quel salopard c'est. Tout ce monde à son enterrement. Tous ces pleurs. Mais il restera toujours ce gros...
- Ne dis pas des choses que tu risques de regretter plus tard. Tu l'as aimé malgré tous ces défauts. Vous étiez fiancés tous les deux. Tu savais très bien qu'il n'était pas parfait et pourtant tu voulais l'épouser.
- Arrête de faire l'avocat du diable. Je ne pourrais jamais lui pardonner. Et si ma sœur était encore vivante aujourd'hui, je ne lui pardonnerais pas non plus. Ils m'ont brisé tous les deux.

Lena était sous le choc. Elle s'adossa au mur derrière elle. Elle regardait sa patronne avec un œil neuf. Elle comprenait maintenant pourquoi elle était si dure. Laurel se rendit compte de sa présence. Elle s'essuya les yeux et fit un demi-sourire à son assistante.
- Reste loin d'Oliver si tu ne veux pas qu'il te détruise.



Oliver attendait Tommy devant la voiture. Il se doutait bien que Laurel ne lui sauterait pas au cou de le revoir mais il devait aller la voir. Il se le devait. Elle n'avait pas du tout changé. Toujours aussi expéditive. Elle ne lui avait même pas laissé le temps de s'excuser. Au moins, il ne s'était pas pris une gifle comme il s'y attendait. Cinq ans n'avait pas altéré sa beauté. Elle était aussi belle que le jour où il avait pris le bateau. Elle était venu lui dire au revoir sur le quai. Ils avaient échangé un long baiser pendant que Sarah était caché dans la cabine. Il savait qu'il agissait mal à cette époque et pourtant il l'avait fait quand même. Aujourd'hui, il regrettait toutes ses erreurs du passé. Tommy arriva le sortant de ses pensées.
- Les retrouvailles n'étaient pas ce qu'elles auraient dû être ? lui demanda-t-il.
- Je ne m'attendais pas à mieux.

Tommy déverrouilla la voiture. Ils allaient monter à l'intérieur quand une camionnette arriva. Trois hommes masqués en descendirent. Un bleu, un rouge et un vert. Le bleu tira sur Tommy une fléchette anesthésiante. Il tomba au sol instantanément. Oliver voulut l'esquiver mais elle le toucha à la main. Il tomba à son tour mais ne perdit pas connaissance aussi vite que son ami. Il eut le temps de voir le masque rouge se pencher vers lui. Un homme, chargé d'un énorme sac poubelle, apparut sur l'escalier métallique.
- Qu'est-ce que vous faites ? leur demanda-t-il.

Pour seule réponse, l'homme portant le masque vert le fusilla avec sa mitraillette. Oliver n'avait pas perdit une miette de ce carnage. Il serrait les poings quand il perdit enfin connaissance.



Flashback :

Sur le canot de sauvetage, Oliver, son père et le capitaine dérivaient toujours. La pluie s'abattait sur leur petite embarcation et les vagues étaient de moins en moins fortes. La tempête se calmait enfin. Pendant près d'une heure, Oliver avait hurlé le nom de Sarah. Il avait guetté le moindre morceau du yacht qui aurait pu servir de bouée. Mais rien. Aucune trace d'elle.
- Bois.

Il vit son père lui tendre une petite bouteille d'eau minérale. Il n'avait pas envie de boire. Il avait envie de se jeter à l'eau et de chercher encore et encore Sarah. Il ne pouvait pas se résoudre au fait qu'il soit vivant et qu'elle soit morte. Morte par sa faute. Il n'aurait jamais dû l'inviter. Son père lui toucha l'épaule doucement.
- Bois. Il faut que tu te réhydrate.
- Mais vous faites quoi, Monsieur Queen. C'est notre seule bouteille d'eau.
- Justement. Si il y en a un de nous trois qui doit s'en sortir ça sera mon fils.

Oliver prit la bouteille et but une gorgée. Il referma la bouteille et la redonna à son père.
- Oliver. Mon fils. Je ne suis pas l'homme que tu crois que je suis.

Oliver regardait son père sans comprendre le sens des mots qui sortaient de sa bouche. Il vit des larmes dans les yeux paternels.
- Mon fils, je n'ai pas bâti notre ville. Je l'ai trahi et je ne suis pas le seul à l'avoir fait.




Lena était estomaquée par les révélations de Laurel. Pourquoi Thea ne lui en avait pas parlé. Les histoires de famille elle connaissait bien et les hommes comme Oliver malheureusement aussi. Elle avait toujours refusé les avances des hommes comme lui. Des milliardaires qui pensaient que les femmes devaient être à leurs pieds. Son amie d'enfance, Gina, en avait fait les frais. Elle essuya une larme d'un revers de la main. Un mois qu'elle n'avait pas pensé à son amie. Gina Harris. La fille du milliardaire Tom Harris. Une magnifique rousse aux grands yeux verts. Elle et Lena avait grandi ensemble à Central City. Elles avaient été amies jusqu'à l'arrivée de Randall Taylor. Ce nom, Lena le haïssait encore. Gina en était tombée immédiatement amoureuse. Un seul regard et hop envoûtée.
Il avait remarqué les regards que Gina lui jetait en coin. Plus tard, Lena avait entendu parler d'un pari qu'il avait fait avec ses amis qui consistait à inviter Gina au bal de l'hiver et à coucher avec elle cette fameuse soirée. Elle en avait aussitôt parler à son amie. Cette dernière lui avait ri au nez en la traitant de jalouse. Mais comment Lena pourrait être jalouse alors qu'elle détestait tout ce que représentait Randall. Gina la ficha dehors et refusa tout contact avec elle. Randall remporta son pari au grand dam de Lena et il coupa les ponts avec Gina. Il s'était fichu d'elle. Gina s'écroula de désespoir. Lena revoyait son amie supplier Randall de la reprendre. Elle l'entendait encore lui dire qu'elle serait une gentille fille. Et lui, il la repoussait en riant. Le lendemain, ses parents retrouvaient le corps de leur fille. Elle s'était suicidée à l'aide de médicaments. Elle avait seulement dix-huit ans. Lena n'avait jamais revu Randall depuis ce jour. Il ne s'était même pas présenté aux obsèques. Il avait littéralement disparu. Sur la tombe de son amie, elle s'était jurée de ne jamais céder aux avances d'un homme tel que Randall Taylor. Alors Laurel n'avait pas à la mettre en garde contre Oliver, elle savait très bien garder ses distances toute seule. Et elle allait tout faire pour les garder même si être amie avec Thea n'allait pas faciliter les choses.



- Monsieur Queen, on se réveille.

Un décharge fit ouvrir les yeux d'Oliver instantanément. Il regarda autour de lui et vit Tommy toujours inconscient, allongé sur le sol. A ce que voyait Oliver, il devait se trouver dans une espèce de hangar désaffecté. L'homme au masque rouge lui faisait face. A la main, il tenait un taser qu'il mit en marche d'une pression. Le masque vert se trouvait derrière lui et surveillait la porte pendant que le bleu, armé d'un fusil à pompe, faisait les cent pas derrière Oliver.
- Monsieur Queen est-ce que votre père est toujours en vie ?
- Vous êtes qui et vous voulez quoi ?
- C'est moi qui pose les questions alors répondez. Votre père est-il toujours en vie ? Est-il allé sur cette île ? Est-ce qu'il vous a dit quelque chose ?

N'ayant aucune réponse, le rouge se mit en colère et balança une décharge à Oliver qui l'encaissa sans broncher.
- Oui, murmura Oliver.
- Il était avec vous sur l'île ? Que vous a-t-il dit ?
- Il m'a dit de vous tuer.

L'homme rouge se mit à rire suivi de ces comparses. Oliver jeta un autre regard à Tommy.
- Comment vous vous voulez nous tuer? Vous êtes menottés à cette chaise.
- Plus maintenant.

Oliver avait réussi à se libérer des menottes. Il leur montra ses mains libres. Il attrapa sa chaise et la fracassa sur l'homme rouge. Il empoigna le bleu et l'étrangla d'une seule main. Il se servit du rouge comme d'un bouclier. Le vert, armé de la mitraillette, tira plusieurs rafales dans le corps de son collègue avant de prendre la fuite. Oliver repoussa le corps sans vie et se jeta à genoux à côté de Tommy. Il prit rapidement son pouls pour vérifier si son ami était toujours vivant. Ce dernier ouvrit brièvement les yeux avant de replonger dans l'inconscience. Oliver se mit à la poursuite du fuyard.
Voyant qu'il était poursuivit, le vert tira une nouvelle rafale de balles. Oliver sauta en se cramponnant à un tuyau au plafond. Il courait dans un long couloir, en se retournant de temps en temps pour voir où en était Oliver. Il ouvrit une porte à la volée qui donnait sur une petite ruelle déserte. Oliver apparut dans un fracas de verre brisée. Il était passé par une lucarne sur le toit. Il sauta pour atterrir au plus près de son fugitif. Ce dernier mit en joue et tira une nouvelle fois. Oliver sauta de toit en toit tout en évitant les balles. Le vert se remit à courir et entra dans le bâtiment. Il tirait maintenant sans se retourner, le doigt appuyé sur la gâchette. Oliver le talonnait. Il longea les tuyaux et s'agrippa à une chaîne qui pendait du plafond. Il donna un grand coup de pieds au vert qui chuta lourdement sur le sol. Oliver l'empoigna brutalement et lui bloqua la tête sous son bras.
- Je vous en prie ne me tuez pas.
- Tu n'aurais pas dû tuer cet homme.

Il lui brisa la nuque d'un coup sec. Il lâcha le corps sans vie sans le regarder.
- Je n'ai pas le choix. Personne ne doit connaître mon secret.
Leeloo
Niveau 0
Niveau 0
 
Messages: 32
Inscription: Jeu 30 Oct 2014 10:20
Genre: Femme

Re: [Arrow] Episode 1 : Le naufragé

Messagepar Leeloo » Sam 6 Déc 2014 15:13

- Ça te dis une soirée entre filles ?
Thea bloqua son téléphone entre sa tête et son épaule pour ouvrir la porte de sa chambre. Ses bras étaient chargés de paquets. Elle les posa par terre et se jeta sur son lit. Elle sentait que Lena à l'autre bout de la ligne était un peu réticente à sortir.
- Allez s'il te plaît. Juste un verre, peut-être une danse ou deux.

Elle entendit soupirer son amie et sut que c'était gagner. Elle se pencha pour prendre un des paquets et en sortit une superbe robe noire, courte avec un léger décolleté. Elle l'avait vu en vitrine et avait tout de suite imaginer Lena dedans. Cette robe était faite pour elle.
- En plus, j'ai une surprise pour toi. Je passe chez toi dans deux heures.

Elle raccrocha. Elle savait que Lena se sentirait gênée par le cadeau et qu'elle le refuserait. Mais Thea était bien connue pour être une tête de pioche et son amie céderait. Elle enfilerait la robe et elle serait à tomber. Et puis, Lena n'avait pas le choix pour aller dans la boîte de nuit où elles se rendaient ce soir il fallait se mettre sur son trente et un. Thea se sortit une robe bustier d'un autre sac. Elle était aussi courte que l'autre mais beige avec une dentelle délicate. Elle avait deux heures pour se pouponner.



- C'est ta version des faits, demanda Quentin Lance. Un homme avec une capuche vous a sauvé tous les deux de trois criminels armés jusqu'aux dents.

Oliver regardait le portrait robot qu'il avait aidé à dresser au poste de police un peu plus tôt dans la journée. Tommy était assis à côté de lui dans le canapé, encore sonné par leur mésaventure. Moïra faisait les cent pas devant la fenêtre et Walter essayait de la calmer. Quentin était debout face à Oliver. Il ne pouvait pas dire qu'il faisait une grande confiance au jeune homme. Il avait même certaines bonnes raisons de le haïr. Il lui avait enlevé sa fille cadette et avait brisé le cœur de son aînée. Alors, son histoire de justicier masqué il n'y croyait pas du tout.
- Pourquoi il vous aurait sauvé ?
- Je ne sais pas Lieutenant. Vous n'aurez qu'à lui demander quand vous l'aurez attrapé.
- Et vous, jeune homme, vous avez vu ce mystérieux sauveur ? demanda-t-il à Tommy.

Tommy eut l'air de sortir de sa torpeur. Il se tourna vers Quentin.
- Tout était flou. J'étais complètement dans le coltard.
- Vingt quatre heures que tu es revenu et déjà quelqu’un veut ta peau. C'est drôle quand on y pense. Tu es très populaire.
- Vous avez trouvé quelque chose sur ces individus ? intervint Moïra.
- Rien du tout. Ils utilisaient des armes intraçables et leurs empreintes n'étaient pas répertoriés. De vrais pros. Ils voulaient sûrement demander une rançon pour l'enfant chéri de Starling City.
- Je trouve que vos propos sont déplacés, déclara Walter. Si Oliver a de nouveaux éléments à vous communiquer, il se fera un devoir de vous contacter.

Walter s'était approché et indiquait poliment mais fermement où se trouvait la sortie. Quentin se redressa et toisa le jeune homme en passant.
- La chance ne t'abandonne jamais.



Thea regardait son frère. Sur son ordinateur, une page internet était ouverte montrant un article sur Adam Hunt. Oliver caressait des doigts une photo de lui et de Laurel.
- J'ai entendu les propos de Monsieur Lance, lui dit-elle.

Il se retourna et se leva en souriant. Sa sœur était magnifique. Elle avait attaché ses longs cheveux bruns en un chignon qui lui dégageait son cou. Il remarqua qu'elle portait en pendentif la pierre qu'il lui avait rapporté. Elle l'avait accrochée à l'aide d'un lien en cuir noir. Il devait reconnaître que sa petite sœur était devenue une jeune fille très belle.
- Tu es superbe...
- Je te coupe tout de suite. Ne me fais pas le discours du grand frère. Je sais comment sont les hommes, je n'ai pas eu besoin de toi pour le découvrir. J'ai juste eu besoin de lire tes frasques dans les journaux.

Elle appuya sa pique en lui donnant un léger coup d'épaule. Ils se mirent à rire tous les deux.
- C'est vrai que question exemple j'ai pas trop été à la hauteur.
- Je te rassure j'ai eu mon lot de conneries aussi. C'est le nom de Queen qui est trop lourd à porter.
- Ça doit être ça.
- Je ne comprends pas pourquoi Monsieur Lance s'acharne comme ça sur toi.
- Il a ses raisons, Thea. Et elles sont légitimes.
- Je sais ce qui s'est passé avec Sarah et Laurel mais tu n'es pas responsable de ça. Bon, je file avant d'être vraiment en retard.

Elle déposa un baiser sur la joue de son frère et sortit de la pièce. Oliver se rassit à son bureau et sortit d'un tiroir un petit carnet marron. Il le feuilleta jusqu'à la page qui l’intéressait. Le nom d'Adam Hunt apparaissait en troisième position. Il attrapa sa veste en cuir marron et sortit à son tour. A l’extérieur de la maison, il tomba sur sa mère qui discutait avec un homme.
- Ah Oliver, tu tombes bien. Je voulais te présenter ton garde du corps.
- Maman, je n'ai pas besoin de garde du corps.
- Avec ce qui t'es arrivé tout à l'heure, je me sentirai mieux si il venait avec toi dans tes déplacements.

Il jeta un bref coup d’œil à l'homme que sa mère avait recruté. Il était grand et assez bien bâti. A la raideur de sa silhouette, il pensa à un ancien militaire. Il fit signe à sa mère qu'il acceptait et monta dans la voiture. L'homme se mit au volant.
- Comment je dois vous appeler ? Lui demanda Oliver.
- Diggle me paraît très bien. Dig si vous le souhaitez.
- Vous êtes un ancien militaire ?
- Oui dans la division 105 de l'armée de l'air. Je suis à la retraite et je travaille dans le privé depuis environ quatre ans. Pour éviter toute confusion, mon souci d'assurer votre protection l'emportera sur votre confort. Est-ce que nous sommes bien d'accord ?

N'ayant aucune réponse, il se retourna et à sa plus grande stupéfaction Oliver n'était plus assis à l'arrière de la voiture. Il avait dû sauter de la voiture en cours de route. Diggle tapa sur le volant en se maudissant. Sa mission de protection commençait décidément très mal. Comment il allait annoncer à Madame Queen qu'au bout de seulement vingt minutes il avait déjà perdu son fils ?



- Tu sais, Thea, ton frère est sacrément sexy, dit Amber. Vous le verriez les filles, il est à tomber. Encore plus séduisant qu'à la télévision.

Un peu plus tôt dans la soirée, les amies du lycée de Thea les avait rejointes. Elles étaient toutes installées à la grande table. Lena buvait son deuxième verre sans alcool. Elle s'ennuyait ferme et elle en avait marre d'entendre parler d'Oliver.
- Tu veux rentrer ? lui demanda Thea.

Elle avait pourtant fait bonne figure en parlant avec tout le monde mais elle n'avait pu réprimer deux bâillements. Elle tombait de fatigue et elle se disait qu'heureusement c'était le week-end. Une bonne grasse matinée au fond de son lit c'est de ça dont elle avait besoin.
- Je ne veux pas gâcher ta soirée, lui répondit-elle. Je vais rentrer en taxi.

Thea lui sourit en lui déposant un baiser sur la joue. Elle regarda son amie s'éloigner. Amber s'installa à côté d'elle.
- Enfin, elle est partie. Je ne sais vraiment pas ce que tu lui trouves, elle est sacrément ennuyeuse.

Thea ne trouvait pas du tout Lena ennuyeuse. Depuis leur rencontre, elle avait complètement changé. Elle était devenue une autre fille. Elle faisait ses devoirs, ne séchait plus les cours, ne buvait plus et ne se droguait plus non plus. Et surtout ses anciennes amies l'ennuyait. Amber sortit son poudrier et ce qu'il contenait n'était pas du tout du fond de teint. Elle le tapa légèrement sur la table et en fit trois lignes blanches. Elle en sniffa une et proposa à Thea d'en faire autant.
- Que la fête commence.

Elle sentait déjà les effets de la drogue dans son organisme. Elle se sentait flotter au-dessus du sol. Thea repoussa la main d'Amber et se leva.
- Je t'ai déjà dit que je ne touchais plus à cette saloperie.
- Retourne dans ton couvent, Sainte Thea avec ta copine coincée.

Thea en avait assez entendu. Elle sortit du club et fit signe à son chauffeur qu'elle voulait rentrer. Il lui ouvrit la portière et elle s'engouffra à l'intérieur. Amber l'avait énervée. Elle se promenait toujours avec sa dose de drogue maintenant. Il n'y avait plus que ça qui comptait dans sa vie. Pendant les pauses, elle fonçait aux toilettes pour se défoncer. Pourtant Amber était sa meilleure amie. Mais elle avait trop changé, elle ne pouvait plus rester amie. Un fossé les séparait. Et puis entendre les propos d'Amber sur son frère c'était pas possible à gérer. Il ne manquerait plus que ça qu'Amber et Oliver se mette ensemble. Elle se mit à rire doucement. Aucune chance heureusement. Oliver n'était plus celui d'autrefois qui sautait sur tout ce qui portait une robe moulante. Il lui semblait plus posé. Plus mystérieux aussi. Elle aurait aimé que son frère s'ouvre à elle mais il n'avait encore rien dit sur son séjour sur l'île. Elle regardait le paysage défilé devant ses yeux. Depuis la première fois en cinq ans, elle se sentait bien.



Oliver avait couru jusqu'à l'ancienne usine de son père. Il s'arrêta devant la grille un instant pour regarder l'établissement s'étendre devant ses yeux. Il l'escalada avec agilité et retomba de l'autre côté sans un bruit. Il pénétra à l'intérieur. Des prospectus jonchaient le sol. Il en ramassa un. C'était le dernier rapport annuel de l'entreprise avant sa fermeture. Il le balança au loin. Son kidnapping avait fait avancer son plan. Il avait dit la vérité à Quentin Lance. L'homme à la capuche était bien présent dans l'entrepôt et il avait mis les trois hommes hors d'état de nuire. Ce n'était que le début de son plan. Il descendit l'escalier qui conduisait à la cave. Son énorme caisse métallique se trouvait au milieu de la pièce. Il avait du pain sur la planche afin que son repaire prenne enfin forme. Il sortit son ordinateur portable de sa besace. Il ouvrit le navigateur internet et entra le nom d'Adam Hunt. Il cliqua sur le premier lien qui avait été posté deux heures auparavant.
- L'ancien comptable d'Adam Hunt a été retrouvé mort dans une chambre d'hôtel. Apparemment, il aurait succombé à une overdose d'héroïne... déclara le journaliste.

La vidéo montrait Laurel qui descendait les marches du tribunal, tête basse. Adam Hunt la regardait avec un étrange sourire sur les lèvres. Oliver serra les mâchoires. Les crimes de Hunt étaient beaucoup plus grave que ces histoires de fraude. Il était capable de tyranniser voir de tuer quiconque se mettrait en travers de son chemin. Son ancien comptable en était la preuve. Oliver ouvrit la caisse et en sortit une tenue verte sombre, un magnifique arc noir et un carquois de flèches.
- Il va pouvoir enfin me rencontrer, dit-il en s'équipant.



Adam Hunt marchait dans un parking souterrain suivi de son avocats et de ses hommes de main. Il lisait la première page du journal.
- Cette avocate Laurel Lance n'a plus rien contre moi maintenant. Son unique témoin est mort. Mais ça serait quand même bénéfique de ne plus l'avoir traîner dans nos pattes. Appelez Greg il me doit un service vu que c'est grâce à moi qu'il a été réélu.

Il balança le journal dans une poubelle à proximité. Son avocat prenait des notes sur un petit calepin pour ne rien oublié. Il était jeune et cette affaire était la première dont il s'occupait. Il n'était pas encore prêt à reprendre les rênes de son paternel à la tête du cabinet. En plus, il n'aimait pas trop son client.
- Qu'est-ce que vous faites encore là, vous ? lui cracha avec mépris Adam.

Le jeune avocat partit pratiquement ventre à terre. Hunt lui donnait la chair de poule. Une flèche atterrit en plein dans les appliques suspendues au plafond. Des étincelles grésillèrent. Hunt et ses sbires se retournèrent. Une flèche atterrit en pleine poitrine d'un de ses gardes du corps. Ils se ruèrent comme un seul homme vers la voiture. Ils lui ouvrirent la portière et le jetèrent sur le siège arrière. Hunt se coucha sur la banquette. Il entendit des rafales de mitraillettes. Les cris d'agonie de ses hommes. La sueur coulait sur son front. Une flèche transperça la vitre arrière et vint se loger tout près de sa tête. Il se redressa en hurlant. Une main l'attrapa par la veste et l'extirpa de la voiture. Il se retrouva couché sur le sol. Un homme avec une capuche verte et armé d'un arc se tenait accroupi sur le toit de sa voiture. La flèche était pointée sur sa tête. Il leva les mains vers l'inconnu. Il ne voulait pas finir comme ça. Dans un parking souterrain. Il méritait mieux.
- Que... Que me voulez-vous ? articula-t-il.

L'homme se jeta sur lui et le plaqua contre un pilier en béton. Hunt essaya de distinguer son visage mais la capuche était trop sombre et trop profonde.
- Vous allez transférer quarante millions de dollars sur un compte de la banque national sur le compte 11441 avant demain soir vingt-trois heures.
- Et si je refuse.
- Je le ferais moi-même et je ne vous dis pas comment. J'ai été assez clair ?

Hunt déglutit avec difficulté. L'inconnu le lâcha et il tomba sur le sol. En se relevant, il se rendit compte qu'il était seul. Ses hommes étaient tous morts et l'homme à la capuche avait disparu.
- Si je vous revoie, vous êtes un homme mort, cria Adam.
Leeloo
Niveau 0
Niveau 0
 
Messages: 32
Inscription: Jeu 30 Oct 2014 10:20
Genre: Femme

Re: [Arrow] Episode 1 : Le naufragé

Messagepar Leeloo » Lun 15 Déc 2014 09:56

Les premiers rayons du soleil réveillèrent Lena. Elle avait complètement oublié de fermer les rideaux lorsqu'elle était rentrée hier soir. Elle rabattit la couette sur sa tête et tenta de se rendormir. Peine perdue, elle était belle et bien réveillée. Elle attrapa la télécommande, alluma la télévision et se cala avec un oreiller contre le mur. Aux informations, le journaliste parlait de l'agression qu'avait subi Adam Hunt.
- Dommage qu'il l'ai raté. C'est vraiment un sale type, s'exclama-t-elle.

Elle zappa plusieurs fois et tomba sur des vieux cartoons. Elle se leva pour se préparer un petit café. Du coin de l’œil, elle regarda Tom poursuivre Jerry. A chaque fois, elle retrouvait son âme d'enfant. Elle aimait les dessins animés. Se poser avec son café au fond de son lit. N'ayant pas de cafetière, elle devait se contenter de café instantané. Elle le passa trente secondes au micro-onde et retourna se caler sous la couette. Elle le but à petite gorgée. Le dessin animé se terminant, elle décida de se lever. Elle fila vers la douche. L'eau glacée finit de la réveiller complètement. Elle s'enroula dans une serviette et réfléchit à ce qu'elle pourrait faire de son samedi. Elle opta pour un jogging pour commencer une si belle journée. Elle enfila un pantalon de sport noir avec un débardeur blanc. Elle attrapa ses baskets qui traînaient près de la porte d'entrée et sortit sur le palier. Elle descendit à petites foulées les cinq étages. Son immeuble la journée était désert. Ses voisins ne vivaient que la nuit. Elle quitta l'immeuble et tourna à droite. Sur son chemin, elle croisa beaucoup de mendiants. Ils étaient assis devant leurs petites pancartes. Ils réclamaient soit un petit peu d'argent, soit un travail. Elle avait cru comprendre que beaucoup de gens s'étaient retrouvés sans le moindre argent à la fermeture de l'usine Queen. Elle traversa devant le Centre d'Action Bénévole. Elle passait son dimanche à leur donner un coup de main. Elle préparait les lits, servait les soupes et aidait aux soins. Ces jours-là, elle se sentait utile. Elle leur fit un petit signe de la main et s'éloigna toujours à petites foulées.
- Mademoiselle Lena. Mademoiselle Lena, attendez- moi, hurlait un homme.

Lena se retourna et mit du temps à reconnaître Ryan qui accourait vers elle. Il portait un long manteau beige, avait coupé ses longs cheveux noirs et rasé sa barbe. Il arriva à sa hauteur complètement essoufflé.
- Ryan, j'ai failli ne pas te reconnaître. Tu as une classe folle dans cette tenue.

Il tourna sur lui-même pour lui montrer son nouveau manteau. Il souriait de toutes ses dents gâtées.
- J'ai eu une chance incroyable hier matin, lui dit-il. Une voiture de sport s'est arrêtée au feu devant l'usine. Je me suis approché pour demander l'argent et je me suis rendu compte que c'était le fils de ce pourri. Et bah vous savez ce qu'il a fait ? Je vous le donne en mille. Il m'a donné un billet de cent dollars. Vraiment rien à voir avec son père celui-là. Je suis allé direct à l'épicerie pour boire un coup...

Il suspendit sa phrase en baissant les yeux devant elle. Il avait failli faire comme tous les autres. Il aurait bu boire pour cent dollars sans aucune hésitation. L'alcool était la seule chose qui les faisait encore se sentir vivant. Lena l'écoutait avec un petit sourire aux lèvres.
- Mais, je n'ai rien bu. Je vous le jure, Mademoiselle. J'ai fait demi-tour et je suis allé dans la petite boutique au coin et j'ai acheté ce super manteau. Et vu qu'il était en soldes, j'ai pu prendre un pantalon avec des chaussures. Et me voilà devant vous. Il me restait un petit peu d'argent alors j'ai loué une chambre jusqu'à la fin de la semaine. Pour mes cheveux, ce sont les bénévoles qui me les ont coupés.
- Bravo Ryan, lui dit-elle en lui tapotant l'épaule gentiment. J'espère vraiment que tu vas sortir de la rue.
- Tout ça grâce à ce type. Il ne l'aurait pas retrouvé sur son île, je ne serais pas habillé de cette façon.
- C'est Oliver Queen qui t'a donné le billet ?
- Oui, un chic type vraiment pas comme son père.



- C'est exactement ce que je vous dis. Un homme habillé en vert avec un arc et des flèches, hurla Adam. Il a tué tous mes hommes.

Hunt faisait les cent pas dans son bureau devant les yeux rieurs de Quentin Lance. Il tendit une flèche à l'inspecteur.
- Vous croyez vraiment que je peux mentir là-dessus. Ce type a tué mes hommes bon sang. Des hommes entraînés.
- Je vois, Monsieur Hunt. Nous allons émettre un mandat d'arrêt contre Robin des Bois.
- Vous vous rendez compte à quoi vous parlez, Inspecteur. Vous croyez que je suis qui. Une vulgaire victime. Je suis Adam Hunt. Je ne suis pas un épicier qui se fait braquer son tiroir caisse. Ce type veut que je fasse un virement de quarante millions. C'est sûr que ce n'est pas avec votre salaire que vous pourrez atteindre une telle somme. Il sera de retour ce soir à vingt-trois heures tachez d'être présent.

Quentin et son collègue quittèrent le bureau. Ils montèrent dans l'ascenseur. Ils regardaient la flèche que Lance tenait dans sa main.
- J'ai comme l’impression que Queen n'a pas menti.
- Ça serait bien la première fois. Si ce type à capuche est venu chercher les emmerdes et bien il va les trouver.



Oliver avait passé la journée dans l'ancienne usine. Il avait installé tout le matériel informatique. Son repaire prenait forme petit à petit. Il avait dû rentrer pour se préparer pour la fête que Tommy organisait pour son retour. Après avoir enfiler un costume, il se dirigea vers sa voiture. Il ouvrit la portière arrière et fut surpris de découvrir Diggle.
- Attachez votre ceinture, Monsieur. Je ne voudrais pas que vous manquiez votre soirée.

Oliver avait réussi à lui échapper toute la journée mais Diggle ne s'avouait pas vaincu si facilement. Il s'installa à côté de son garde du corps, avec un léger sourire. Ils roulèrent sans un mot jusqu'au lieu de la fête. Tommy avait réservé la salle de réception du grand hôtel Waldorf. Un lieu magnifique tout en immense baie vitrée. La voiture stoppa devant l'entrée. Diggle descendit et ouvrit la portière à Oliver.
- Je vous rejoins à l'intérieur, Monsieur, lui dit-il.
- Vous n'avez pas peur que je vous fasse faux bond encore une fois.
- Vous ne rateriez pas votre soirée de retour.

Si il savait qu'il n'était plus cet homme là, il ne l'aurait pas laissé sans surveillance. Mais, il devait faire bonne figure même si ça lui coûtait. Il n'avait plus le goût à toutes ces fêtes fastueuses et hors de prix. Il devait bien ça à son ami, Tommy. Il prit une grande respiration, se força à sourire et ouvrit la porte de l'hôtel. Il se dirigea vers le grand escalier qui permettait d'accéder à la salle de réception à l'étage inférieur. Il s'arrêta en haut des marches. La salle était bondée de monde. Tommy n'avait pas lésiné sur les invités. La fête battait son plein. Les lumières alternaient les couleurs, passant du bleu au rouge. Un disc-jockey avait été recruté spécialement pour l'occasion. Oliver sortit son téléphone portable de sa poche et y regarda l'heure. Il avait une heure et demi devant lui pour tenter de s'amuser un minimum. Il descendit les marches tout en souriant. Tommy l'aperçut et vint le rejoindre au milieu des marches. Il fit un léger signe au disc-jockey de couper la musique.
- Je tenais à tous vous remercier d'être ici ce soir pour fêter le retour de l'homme du moment.

Des femmes, en tenue très courte, se trouvaient au premier rang et levèrent leurs verre en hurlant à l'intention d'Oliver. Elles étaient pour la plupart ces nombreuses aventures d'un soir.
- Mesdames, je vous le laisse alors accueillez comme il se doit.

Oliver descendit le restant des marches. Les femmes se jetèrent littéralement sur lui. Elles l'entraînèrent vers l'estrade où se trouvait le disc-jockey. Il grimpa dessus.
- Merci à vous tous, cria-t-il en buvant le verre de vodka que lui tendait Tommy. C'est bon d'être là.



Adam Hunt se préparait à la visite de l'homme à la capuche. Il avait recruté une nouvelle équipe de sécurité. Il buvait un grand verre de whisky pendant que ses hommes armaient leurs fusils mitrailleur.
- C'est quoi tout ce boucan ? demanda-t-il.

Il s'approcha de la fenêtre. De la salle de réception de l'hôtel en face de son bureau se déversait un flot de musique et des cris.
- Une fête est organisée pour le type qui a été repêché

Hunt regardait sa montre de manière compulsive. Il lui restait encore une heure et demi à attendre mais déjà il sentait la peur lui tirailler l'estomac. Plus l'heure avançait, plus il stressait.
- Tout est prêt pour accueillir cet enfoiré ?
- Oui Monsieur Hunt. Il n'a aucune chance.



- Pour moi? Vous êtes sûr ? demanda Lena au livreur.
- Vous êtes bien Lena Campbell ?
- Oui.
- Alors aucune erreur. Bonne soirée.

Il lui donna l'énorme paquet et s'en alla dans l'escalier. Elle referma sa porte avec le pied et déposa le paquet sur son lit. Son téléphone portable sonna dans la poche de sa veste.
- Tu as eu mon paquet ? demanda Thea.

Lena cala son portable contre son épaule et entreprit d'ouvrir le carton.
- Oui, je l'ai bien reçu mais arrête de m'acheter des trucs ça me mets mal à l'aise.

Elle eut le souffle coupé lorsqu'elle découvrit la somptueuse robe que la boîte contenait. Elle la toucha délicatement du bout des doigts. De la soie.
- Elle en jette, tu ne trouves pas ?
- Elle est superbe, Thea. Tu n'aurais pas dû vraiment.
- Tu l'enfiles et tu viens me rejoindre à la fête et après je te promets tout ce que tu veux.

Lena regardait la robe étendue sur son lit. Elle ne pouvait pas dire non à son amie après un tel cadeau. Cette robe était une pure merveille.
- D'accord, je t'y rejoins.
- Mon chauffeur passera te prendre dans trente minutes.

Elle raccrocha et commença à se déshabiller. Elle enfila la robe qui glissa sur sa peau dans une caresse. De couleur turquoise, elle faisait ressortir le bleu de ses yeux. Elle retira sa queue de cheval et décida de se faire un chignon assez haut qui lui dégagerait la nuque. Elle n'avait aucun collier à mettre pour agrémenter son cou. Elle se parfuma et se regarda dans le miroir. Elle était parfaite. Elle n'avait plus qu'à attendre son chauffeur. Elle se sentait comme Cendrillon.
- Pourvu qu'à minuit, je ne me transforme pas en citrouille, ria-t-elle.
Leeloo
Niveau 0
Niveau 0
 
Messages: 32
Inscription: Jeu 30 Oct 2014 10:20
Genre: Femme

Re: [Arrow] Episode 1 : Le naufragé

Messagepar Leeloo » Mer 17 Déc 2014 13:41

- Selon mes estimations approximatives bien sûr, tu n'as eu aucune relation sexuelle depuis mille huit quarante jours. Donc pour toi mon ami, je vais jouer les entremetteurs. Je te conseille Samantha Martins.

Ils se retournèrent et Tommy lui indiqua une femme brune sacrément sexy qui dansait sur le bar. Oliver aperçut sa sœur qui arrivait au loin. Elle les rejoignit et planta un énorme baiser sur la joue de Tommy.
- Mon cher, ta fête est une vraie tuerie.
- Merci Speedy.

Elle lui balança un coup de coude dans le ventre en lui faisant les gros yeux.
- Ne m'appelle pas comme ça. C'est super gênant.
- Ne le tape pas trop fort, sa soirée n'est pas encore finie, dit Laurel.

Elle regarda Oliver en se mordillant la lèvre.
- Je suis désolée pour hier. Le café. Mon comportement. Vraiment désolée. Tommy m'a fait comprendre que cinq ans c'était long. On peut se parler en privé.

Oliver lui indiqua la porte la plus près. Ils se frayèrent un chemin jusqu'à la terrasse. Ils s'installèrent sur un petit banc en bois. Laurel se mordillait toujours la lèvre.
- Quand, j'ai su que tu étais vivant je suis rentrée dans une telle haine envers toi. Tu revenais et pas ma sœur.
- Si je pouvais échanger ma place avec la sienne, je le ferais sans hésiter.
- A propos de Sarah, j'avais quelque chose à te demander.
- Je t'écoute.
- Est-ce qu'elle a souffert ?

Oliver revit le corps de Sarah glisser dans l'eau froide. Son cri n'avait été qu'une bulle d'air.
- Non.
- Je pense à elle tous les jours.
- Moi également.
- Oliver, si tu as besoin de parler de ce qui t'ai arrivé, sache que je suis là.
- Laurel, tu vois toujours le bon côté des choses mais ne crois pas que cette île m'a changé. Je t'ai fais du mal par le passé et j'en te ferais à nouveau. Et cette fois ça sera pire.

Il se détourna d'elle et reprit le chemin de la fête.
- Détrompe-toi, Oliver, cette île t'a changé. Tu es devenu honnête, lui hurla-t-elle.



Tommy les avait suivi des yeux lorsqu'ils avaient quitté la fête. Il avait déjà bu deux verres de whisky quand Thea lui posa une main sur le bras pour l'empêcher d'en boire un troisième.
- Tu l'aimes tant que ça, Laurel ?
- A en mourir.
- Alors bats-toi pour elle au lieu de boire.

Il regarda la jeune fille qui lui faisait face. Elle avait les sourcils froncés et elle lui indiquait la porte d'un doigt. Il savait qu'elle avait raison. Laurel était une femme qui méritait qu'on se batte pour elle. Il se dirigea vers la porte à grand pas. Il l'ouvrit et vit son ami revenir seul. Laurel était toujours assise sur le banc. Oliver ne s'était pas trompé. Tommy était amoureux d'elle et il avait peur que le retour de son ami fasse capoter son histoire. Oliver s'approcha de lui et lui tapota l'épaule.
- Tu n'as rien à craindre. Ça fait longtemps que je n'ai plus de sentiments pour elle.
- Comment tu as su ?
- Je te connais par cœur, mon pote.

Tommy se dirigea vers Laurel. Il s'assit près d'elle et la prit dans ses bras. Elle se mit à pleurer doucement. Il lui redressa la tête et l'embrassa tendrement. Thea avait suivi Tommy à l'extérieur. Elle se suspendit au bras à son frère, en soupirant.
- Tu m'invites à danser maintenant ?

Il accompagna sa sœur dans la salle et ils se mirent à danser. Thea souriait, heureuse. Son grand frère qu'elle avait cru mort pendant cinq ans étaient revenus. Elle avait une chance incroyable.
- Je suis heureuse que tu sois là, Oli. Ça a été dur cinq ans sans toi. Ça fait du bien de revoir maman sourire...

Thea s'arrêta de parler. Oliver ne l'écoutait plus du tout. Il regardait un point derrière elle. La jeune fille se retourna et vit ce que son frère regardait avec insistance. Elle lui attrapa la main.
- Elle est enfin arrivée. Dépêche-toi, je vais te la présenter, lui dit-elle en le tirant par le bras.



Lena s'était arrêtée au milieu des marches. Elle aurait aimé faire demi-tour mais c'était trop tard. Elle voyait Thea approcher en tirant son frère par le bras. Elle se composa un visage souriant et continua sa descente.
- Tu es splendide, lui dit son amie en l'embrassant. Oliver, je te présente Lena, mon amie.

Lena tendit sa main au jeune homme. Ils ne se quittaient pas des yeux. Oliver prit la main et la serra doucement. Il n'en revenait pas c'était la jeune femme qu'il avait entraperçu dans les Glades hier matin. Elle se tenait devant lui dans une robe de créateur. Une robe qui lui allait à ravir. Lena, de son côté, avait toujours sa main dans celle du jeune homme. Elle fut surprise de se rendre compte qu'elle ne voulait pas qu'il la lâche. Thea les regardait avec un petit sourire sur les lèvres. Elle n'était pas la seule à s’être rendue compte de ce qui se passait entre les deux jeunes gens. Laurel et Tommy, qui venaient de rejoindre la fête, n'en loupaient pas une miette. Oliver lâcha enfin la main de Lena et sembla retrouver ses esprits. Son visage se durcit l'espace d'un instant.
- Enchanté de faire votre connaissance, lui dit-il, avec un vague sourire. Je dois vous laisser une affaire urgente à régler. Passez une agréable soirée.

Il s'éloigna parmi la foule sans se retourner. Il ne pouvait pas s'abandonner à ce qu'il avait ressenti au contact de cette fille. Pas maintenant. Il avait trop de choses à faire. Il sentait encore la douceur de sa main au creux de la sienne. Il attrapa une coupe de champagne et la but d'un trait. Il se dirigea vers la terrasse. Il avait besoin de reprendre ses esprits. L'air frais lui ferait le plus grand bien. Quand il l'avait vu apparaître dans l'escalier, il en avait eu le souffle coupé par la beauté de la jeune femme. Mais alors quand il lui avait tenu la main, un désir sauvage s'était emparé de lui. Il avait une forte envie d'elle mais il savait que cette envie une fois assouvie les rendraient malheureux tous les deux. Il ne pourrait pas la rendre heureuse. Ni elle ni aucune autre femme.



Lena écoutait le babillage de Thea d'une oreille distraite. Elle, aussi, repensait à son contact fugace mais intense avec Oliver. Elle n'avait jamais ressenti un tel flot de sentiments envahir son corps. Elle avait eu des petits amis bien sûr mais aucun ne lui avait fait ressentir une chose pareille. Elle avait été attirée par le magnétisme animal du jeune homme tel un papillon vers une source de lumière. Et comme lui, elle savait qu'elle se brûlerait les ailes et pourtant elle voulait le revoir. Sa tête lui disait non mais son cœur lui hurlait oui. Elle remarqua que son amie s'était tue. Elle se tourna vers elle et fut surprise de voir Thea avec un immense sourire.
- Je parie que tu penses à un bel homme aux cheveux châtains, la taquina-t-elle.

Lena se mit à rougir jusqu'à la racine de ses cheveux. Amber s'approcha d'elles avec un verre de vodka. Elle titubait légèrement. Deux autres camarades du lycée l'interceptèrent et l'entraînèrent vers les toilettes. Thea s'excusa auprès de son amie et alla les rejoindre pour savoir ce qu'il se passait. Lena se retrouva seule avec ses pensées.



Oliver était accoudé à la balustrade. Il regardait vers le bureau d'Adam Hunt. Dans trente minutes, il serait fixé. Soit Hunt faisait virer l'argent soit il aurait la visite de l'homme à la cagoule. Tommy s'approcha de lui et vint s'accouder à son tour.
- Je ne savais pas comment te le dire pour Laurel et moi. J'espère vraiment que tu ne m'en veux pas.
- Pas du tout, mon pote. Laurel est une fille bien, je sais que tu prendras soin d'elle.

Ils restèrent un moment sans parler à regarder seulement la ville qui s'étendait devant eux. Les bruits urbains leur parvenaient aux oreilles dans une douce cacophonie.
- J'ai cru remarquer que la petite Lena t'avais fait un bel effet, s'esclaffa Tommy.

A la prononciation de ce prénom, Oliver ressentit un nouvel élan de désir pour la jeune femme. Ses jointures de doigts blanchirent tellement il serrait fort la rambarde. Heureusement, son ami ne s'aperçut de rien.
- Je te mets en garde tout de fois, elle mord, rit son ami.



A suivre...
Leeloo
Niveau 0
Niveau 0
 
Messages: 32
Inscription: Jeu 30 Oct 2014 10:20
Genre: Femme

Re: [Arrow] Episode 1 : Le naufragé

Messagepar Leeloo » Dim 21 Déc 2014 08:47

- Non mais c'est quoi ce délire, hurla Thea. Vous avez vu dans quel était elle est ?

Elle indiquait du doigt Amber complètement avachi au pied du toilette. Elle vomissait tripes et boyaux depuis dix minutes.
- Elle a pris quoi ?
- Nous ne savons pas. Après avoir vu ton frère avec l'autre greluche, elle est partie en pleurant. Quand elle est revenue, elle était dans cet état.

Thea s'agenouilla auprès de son ancienne amie. Elle lui releva la tête. Du vomi coulait sur son menton. Les yeux d'Amber était vide d'expression.
- Amber, tu as pris quoi ?

Cette dernière s'écroula sur le sol et commença à convulser. Thea la maintint par terre et lui ouvrit la bouche de force. Elle faisait une crise d’épilepsie. Les tremblements commencèrent à s'estomper. Thea releva la tête vers une des filles.
- Tu vas chercher son manteau. On va l'emmener aux urgences.



- Je peux me joindre à toi ? demanda Laurel à Lena.

Lena se retourna, surprise. Elle n'avait pas entendu sa patronne approcher.
- Bien sûr. Vous voulez boire quelque chose ?
- La même chose que toi ça à l'air pas mal du tout.

Lena fit signe au barman de leur servir deux verres.
- Je vais être directe avec toi. J'ai vu comment Oliver t'a regardé Je ne l'ai jamais vu regarder quelqu'un avec une telle intensité. Même moi, il ne me regardait pas comme ça et pourtant nous nous étions fiancés. Ce que je t'ai dit hier sur lui n'en tient pas compte. Oliver est vraiment une personne bien quoi qu'il en pense.
Elle prit son verre et en but une gorgée. Lena resta bouche bée devant cette déclaration. Elle vit Tommy et Oliver qui revenaient vers elles.
- Vous dansez, mesdemoiselles ? demanda Tommy.
- Pas pour le moment, répondit Laurel.
- Lena ?

Celle-ci posa son verre et tendit la main à Tommy. Ils disparurent parmi la foule. Laurel, restée seule avec Oliver, triturait son verre.
- Je suis content pour vous deux. Vraiment content.
- Nous n'avions pas prévu ça, dit-elle en le regardant dans les yeux.

Il essayait de voir parmi les danseurs la jeune femme et son ami. Une femme blonde se posta devant lui, bouchant le peu de visibilité qu'il avait.
- Bonsoir. Je te regarde depuis tout à l'heure et on pourrait boire un verre.

Elle avait dit cette phrase tout en se léchant la lèvre. Oliver la regarda, amusé.
- Je viendrais te voir pour le verre plus tard.

La femme rejeta ses longs cheveux en arrière et lui tendit un petit papier.
- Mon numéro de chambre.

Elle lui déposa un baiser sur la joue et retourna d'où elle était venue en se déhanchant à chaque pas. Laurel était sans voix. Oliver regardait le papier dans sa main. Il le rangea dans sa poche. Pour le moment, il avait envie de danser. Il ferma le bouton de sa veste et se dirigea vers le couple qui évoluait au milieu de la pièce.
- Je peux te l'emprunter un instant, dit-il à son ami.



Quand Lena avait vu approcher Oliver, son cœur s'était mis à battre la chamade. Elle se maudissait que le beau blond lui fasse autant d'effet. Elle se maudissait encore plus de sa faiblesse. Mince, ça ne lui ressemblait pas ce genre de comportement de midinette. Il la prit dans ses bras et elle se sentit comme dans un cocon. Si elle avait pu, elle aurait poser sa tête au creux de son épaule. Les mains d'Oliver s'étaient posées au creux de ses reins. Une douce chaleur l'envahit à ce contact. Elle était tellement bien. Elle releva la tête et rencontra les deux yeux bleus. Ce qu'elle y vit lui fit un frisson de plaisir le long du dos. Oliver la sentit frémir sous ses doigts. Il la serra un peu plus contre lui. Il avait envie qu'elle sache dans quel état, elle le mettait. Il était au supplice. Il n'avait qu'une seule envie, l'entraîner dans un coin et lui retirer cette robe. Son téléphone vibra dans sa poche rompant le charme. Elle le regardait toujours de ses magnifiques yeux bleus. Il sortit son portable et y jeta un œil. Lena vit le visage de son compagnon se transformer.
- Il y a un problème ?
- J'avais demandé à quelqu'un de faire quelque chose mais il ne l'a pas fait.

Il plongea dans le regard de la jeune femme tout en la serrant contre lui.
- Je viendrais te rejoindre après. Nous avons envie de la même chose et j'ai cinq ans de sexe à rattraper.

Il la repoussa légèrement et se retourna pour s'en aller. Elle l'agrippa par le bras et le fit se retourner. Elle lui balança une gifle magistrale avant de le laisser en plan. Elle s'empêcha de courir et de pleurer. Elle avança dignement jusqu'à la sortie faisant claquer ses talons sur le parquet. Le geste qu'elle avait eu envers lui n'avait échappé à personne. Elle voyait les femmes parler entre elles en la dédaignant. Sous ses airs angélique, Oliver était un vrai salopard comme tous les autres.
Leeloo
Niveau 0
Niveau 0
 
Messages: 32
Inscription: Jeu 30 Oct 2014 10:20
Genre: Femme


Retourner vers Base de données des fanfics

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité

cron